Wall Street au milieu du gué après les chiffres de l'emploi

dimanche 9 juin 2013 17h17
 

par Ryan Vlastelica et Alison Griswold

NEW YORK (Reuters) - Ni trop forts ni trop faibles, les chiffres des créations d'emplois aux Etats-Unis en mai ont satisfait les optimistes comme les pessimistes et Wall Street ne sait trop où aller à partir de là.

L'indice Standard & Poor's 500 n'est qu'à 1,5% de son record en clôture mais, après plusieurs semaines d'incertitude, la statistique de vendredi laisse le marché boursier américain au milieu du gué.

Les 175.000 créations d'emplois en mai, un peu plus qu'attendu, ne dénotent pas pour autant d'accélération forte et la Réserve fédérale devrait donc maintenir en place pendant quelques mois encore sa politique de soutien à l'économie.

Certains craignaient un chiffre bien supérieur aux attentes qui aurait pu pousser la banque centrale à lever le pied dès cet été, tandis que d'autres redoutaient un mauvais chiffre, fondamentalement inquiétant pour l'état du marché du travail. La statistique a rassuré les uns et les autres.

"Au bout du compte, tout le monde en a eu pour son argent et cela pourrait induire un biais plus positif pour le marché actions dans les prochains jours", veut croire Mark Luschini, stratège chez Janney Montgomery Scott à Philadelphie.

Lancé en septembre 2011, le programme de rachats d'actifs de la Fed a été l'un des principaux moteurs de la hausse du S&P cette année. L'indice de référence des gérants américains a gagné 15,2% depuis le 1er janvier, alignant une série de records, mais sa belle série s'est arrêtée le 22 mai quand Ben Bernanke, le président de la Fed, a évoqué la possibilité d'une modération du programme d'assouplissement quantitatif (QE) en cas d'amélioration significative de l'économie.

Depuis, l'incertitude s'est accompagnée d'une volatilité accrue. Le S&P multiplie les retournements de tendance en séance, avec des écarts fréquents de 1% ou plus, et l'indice CBOE de la volatilité - aussi appelé le "baromètre de la peur" - a pris plus de 20% en trois semaines. Son niveau actuel de 15,14 continue toutefois de traduire un environnement relativement calme.

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Ni trop forts ni trop faibles, les chiffres des créations d'emplois aux Etats-Unis en mai ont satisfait les optimistes comme les pessimistes plaçant Wall Street au milieu du gué. sait trop où aller à partir de là. Pour certains analystes, les valeurs les plus en danger sont celles qui payent de gros dividendes, puisque la remontée des taux d'intérêt à long terme les rendrait moins attractives. /Photo d'archives/REUTERS/Brendan McDermid