Le FMI exhorte Paris à baisser en priorité ses dépenses

mardi 4 juin 2013 12h24
 

PARIS (Reuters) - Le Fonds monétaire international (FMI) a revu en légère baisse mardi ses prévisions pour l'économie française en 2013 et 2014 et préconisé de donner la priorité à la baisse des dépenses pour la poursuite de la consolidation des finances publiques.

Dans un rapport sur l'économie française, le FMI salue les réformes amorcées ces derniers mois comme le crédit impôt compétitivité emploi ou l'accord entre les partenaires sociaux sur le marché du travail mais invite le gouvernement à aller plus loin "pour répondre aux difficultés multiples et profondes rencontrées par la France".

Les économistes du Fonds anticipent désormais une contraction de 0,2% de l'économie française en 2013, contre une baisse de 0,1% du PIB dans leur précédente estimation d'avril.

Ils ont également revu à 0,8%, contre 0,9% auparavant, leur prévision de hausse pour 2014, s'alignant ainsi sur celle publiée la semaine passée par l'OCDE.

Ils soulignent que les principaux risques qui pèsent sur ces prévisions "résident dans la fragilité des perspectives de croissance en Europe (...) et sur le plan intérieur dans l'incertitude sur la politique fiscale qui pèse sur les décisions de dépenses des ménages et des entreprises".

D'où sa recommandation pour les finances publiques, le FMI jugeant que, après trois années d'ajustement budgétaire "substantiel", il existe une marge pour en modérer le rythme, "à condition que l'effort soit concentré sur les dépenses et soutenu par la poursuite des réformes structurelles."

PRESSION FISCALE EXCESSIVE

Il donne raison à la Commission européenne d'avoir accordé à la France un délai de deux ans, jusqu'en 2015, pour ramener son déficit public sous 3% du PIB, et approuve la priorité donnée par Paris dans son dernier programme de stabilité à un objectif de déficit structurel (hors impact de la conjoncture).

La France pense pouvoir parvenir à l'équilibre de ce solde structurel en 2016, mais grâce à une hypothèse de retour à la croissance du PIB jugée trop optimiste par le Fonds.   Suite...

 
Le Fonds monétaire international, qui anticipe désormais une contraction de 0,2% de l'économie française en 2013, contre une baisse de 0,1% du PIB dans sa précédente estimation, prône de donner la priorité à la baisse des dépenses pour poursuivre la consolidation des finances publiques. /Photo d'archives/REUTERS/Dado Ruvic