Chômage et prix ne menacent pas la consommation en Allemagne

mercredi 29 mai 2013 18h18
 

par Michelle Martin

BERLIN (Reuters) - Le chômage et l'inflation ont augmenté plus que prévu en Allemagne en mai mais restent très modérés, ce qui, de l'avis des économistes, devrait soutenir une consommation privée sur laquelle compte Berlin pour stimuler la croissance à quatre mois des élections.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 21.000 en données corrigées des variations saisonnières à 2,963 millions, alors que les économistes interrogés par Reuters n'en attendaient que 5.000 de plus.

Le taux de chômage est resté inchangé à 6,9% et reste proche de son niveau le plus bas depuis la réunification du pays, une bonne nouvelle pour Angela Merkel, qui briguera une troisième mandat à la Chancellerie lors du scrutin de septembre.

Une météo peu clémente, plusieurs jours fériés en mai et des employeurs réservés après les élections italiennes et la douloureuse question chypriote expliquent sans doute le chiffre du chômage, disent les économistes.

"Nous devons nous préparer à une année difficile pour le marché du travail. La légère remontée du chômage va sans doute se confirmer dans les mois qui viennent, dans la mesure où les entreprises ont moins envie d'embaucher", dit Eckart Tuchtfeld, économiste de Commerzbank.

Une enquête publiée la semaine dernière a montré que l'emploi avait diminué dans le secteur privé en mai, et ce pour la première fois depuis janvier.

Beaucoup d'Allemands ont bénéficié d'une revalorisation des salaires pour cette année et pour 2014, un mouvement de bon augure pour les dépenses de consommation, d'autant que le moral des ménages n'a jamais été aussi haut depuis septembre 2007.

La consommation privée a sauvé l'Allemagne de la récession au premier trimestre, un effet salvateur qui devrait perdurer tout au long de l'année, face à une décrue du commerce extérieur.   Suite...

 
LE CHÔMAGE EN ALLEMAGNE