Paris minimise son différend avec Berlin sur le solaire chinois

mardi 28 mai 2013 16h33
 

par Julien Ponthus

PARIS (Reuters) - La France s'efforce de minimiser son différend avec l'Allemagne sur les droits antidumping que la Commission européenne s'apprête à imposer sur les panneaux solaires chinois, qui touche pourtant une corde sensible dans leur relation.

L'exécutif européen accuse Pékin de vendre ses produits en dessous des coûts de production pour étouffer ses concurrents européens, une pratique interdite par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) et contre laquelle l'UE dispose d'outils.

La Commission, dont le commerce est une compétence exclusive, a décidé de protéger l'industrie du Vieux Continent en appliquant à partir du 6 juin une surtaxe provisoire de 47% pendant six mois, éventuellement transformée en taxe définitive si les pratiques chinoises ne cessent pas.

Cette option est dénoncée par l'Allemagne, qui craint une guerre commerciale avec la Chine et a obtenu le soutien d'une moitié des pays de l'UE pour s'y opposer, mais soutenue par la France, qui veut défendre l'UE contre une concurrence déloyale.

Les autorités françaises, qui travaillent avec l'Allemagne sur des propositions de relance de l'Union européenne et d'achèvement de l'Union économique et monétaire, ont tenté mardi de minimiser cette divergence de vues.

"Ce n'est pas parce que l'on se rapproche sur les grands sujets structurels que sur la gestion de chaque dossier on doit être d'accord sur tout, cela ne me paraît pas incompatible", juge une source gouvernementale.

Une source proche de l'Elysée minimise l'idée d'un conflit de fond entre Paris et Berlin, notant que la France soutient en général les décisions de la Commission en matière de droits antidumping alors que l'Allemagne les juge au cas par cas.

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La France s'efforce de minimiser son différend avec l'Allemagne sur les droits antidumping que la Commission européenne s'apprête à imposer sur les panneaux solaires chinois, qui touche pourtant une corde sensible dans leur relation. La Commission a décidé de protéger l'industrie du Vieux Continent en appliquant à partir du 6 juin une surtaxe provisoire de 47% pendant six mois, éventuellement transformée en taxe définitive si les pratiques chinoises ne cessent pas. /Photo prise le 23 février 2013/REUTERS