Course contre la montre pour la supervision bancaire unique

lundi 27 mai 2013 17h29
 

par Eva Kuehnen

FRANCFORT (Reuters) - La banque centrale européenne (BCE) est lancée dans une course contre la montre pour mettre en place le mécanisme unique de supervision, premier pilier d'une union bancaire déjà entravée par les difficiles négociations sur la garantie commune des dépôts et le mécanisme unique de résolution des crises.

Le lancement officiel du mécanisme unique de supervision (Single Supervision Mechanism - SSM) est prévu pour la mi-2014 mais sa mise sur les rails s'avère laborieuse.

La BCE doit tout à la fois délimiter son champ de compétence avec les superviseurs nationaux, se doter d'une doctrine propre et procéder aux recrutements nécessaires.

"Pour l'union monétaire, nous avions eu neuf ans pour nous préparer. La réglementation cette fois ne nous donne que 12 mois", a déclaré il y a quelques jours Yves Mersch, membre du directoire de la BCE et en charge avec son vice-président, Vitor Constancio, du lancement du SSM.

"L'énorme tâche logistique que représente la mise en place d'une telle union bancaire a été largement sous-estimée."

Pour être aussi prête que possible dans le délai imparti, la BCE n'a d'autre choix que de s'appuyer sur l'expertise des régulateurs nationaux avec lesquels elle a vocation à travailler étroitement.

Environ 80 à 90 représentants de superviseurs nationaux ont été récemment détachés à Francfort pour une période initiale de six mois afin de renforcer le groupe d'experts mis en place l'année dernière pour préparer le SSM, selon des sources proches du dossier.

La BCE ne peut en effet recruter directement des collaborateurs à cet effet tant que la législation créant le SSM n'a pas été définitivement adopté par l'Ecofin et le Parlement, ce qui ne devrait intervenir qu'en juillet.   Suite...

 
Le siège de la Banque centrale européenne à Francfort. La BCE est lancée dans une course contre la montre pour mettre en place le mécanisme unique de supervision prévu pour la mi-2014. Ce premier pilier d'une union bancaire est entravée par les difficiles négociations sur la garantie commune des dépôts et le mécanisme unique de résolution des crises. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski