Croissance et chômage, points faibles de l'économie espagnole

lundi 27 mai 2013 14h15
 

par Michael Stott

MADRID (Reuters) - Le message que veulent faire passer les responsables du pays - l'Espagne est sur la voie du redressement un an après avoir frôlé la faillite - tend à passer outre deux obstacles majeurs : un taux de chômage record et une absence de croissance.

Afin d'apporter la preuve des améliorations économiques obtenues, les différents ministères ne cessent de répéter une batterie de statistiques, comme celle montrant que le déficit budgétaire est ainsi passé de 11,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2009 à 6,98% en 2012.

Ou encore, que quelque 375.000 postes de fonctionnaires ont été supprimés, que le coût du travail est retombé à son plus bas depuis 2005 et que la compétitivité du pays s'est accrue.

"L'ajustement de l'Espagne est en cours", explique Fernando Fernandez, professeur d'économie à l'école de commerce Instituto de Empresa. "Il y a une stabilité institutionnelle et une réelle volonté de changement (...) mais la croissance et l'emploi demeurent en berne", a-t-il ajouté.

Sur le plan politique, l'Espagne est dotée d'un gouvernement conservateur, emmené par Mariano Rajoy, issu d'un parti jouissant d'une majorité absolue au Parlement. Il n'y a pas d'élection prévues avant 2015.

Malgré la politique d'austérité menée depuis un an demi par le gouvernement Rajoy, le Parti populaire reste le premier dans les sondages.

DE NOMBREUSES DIFFICULTES PERSISTENT

Mais l'horizon n'est pas aussi dégagé que veulent le faire croire les responsables.   Suite...

 
Le taux de chômage en Espagne a atteint le niveau record de 27%, en raison de l'effondrement du secteur de la construction après l'éclatement de la bulle immobilière et des réductions d'effectifs au sein de l'administration. /Photo prise le 6 mai 2013/REUTERS/Sergio Perez