Wall Street finit en baisse, effrayée par la Fed

jeudi 16 mai 2013 22h59
 

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a fini en baisse jeudi, refroidie en fin de séance par les commentaires d'un responsable de la Réserve fédérale selon qui la banque centrale pourrait commencer dès cet été à ralentir ses rachats d'actifs.

L'indice Dow Jones des 30 industrielles, qui était parvenu à maintenir de légers gains une bonne partie de la séance malgré la publication d'indicateurs inférieurs aux attentes, a clôturé en baisse de 42,47 points, soit 0,28%, à 15.233,22. Le Standard & Poor's 500, plus large, a perdu 8,31 points ou 0,50% à 1.650,47 et le Nasdaq Composite a reculé de 6,37 points (0,18%) à 3.465,24.

Selon le texte d'un discours devant être prononcé à un déjeuner organisé par le Portland Business Journal, John Williams, président de la Fed de San Francisco, a fait état d'une amélioration "considérable" du marché du travail.

Si elle devait se confirmer, "nous pourrions réduire le rythme de nos rachats d'actifs, peut-être dès cet été", a-t-il ajouté avant d'évoquer un arrêt éventuel du programme d'assouplissement quantitatif ("QE3") en fin d'année.

Ces commentaires de la part d'un responsable régional qui ne dispose pas cette année de droit de vote au conseil de politique monétaire ont suffi à susciter un mouvement de prises de bénéfice en fin de séance, après la récente série de records.

"Quand un gouverneur de la Fed mentionne cette possibilité, cela fait peur parce que personne ne sait vraiment comment le marché actions réagira lorsque le soutien cessera", explique Tim Ghriskey, chez Solaris Group à Bedford Hills (New York).

"Après ça, d'une journée ennuyeuse on est passé à des prises de bénéfice."

La hausse de 16% du Dow Jones et du S&P depuis le début de l'année tient pour une bonne part à la politique monétaire de la Fed, qui rachète des obligations d'Etat et des titres hypothécaires au rythme de 85 milliards de dollars par mois afin de maintenir les taux longs à un niveau bas et stimuler ainsi la croissance et l'emploi.

La banque centrale s'est engagée à maintenir le QE3 jusqu'à ce que le taux de chômage retombe sous 6,5% - une éventualité que John Williams n'envisage pourtant pas avant la mi-2015.   Suite...

 
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