Une sortie de l'Etat du capital de Lloyds se fait plus nette

jeudi 16 mai 2013 17h08
 

EDIMBOURG (Reuters) - La probabilité que l'Etat britannique puisse à terme céder sa participation de 39% dans Lloyds, première banque de détail du pays, a augmenté en 2012 et le gouvernement devrait pouvoir commencer à vendre des titres "au fil du temps", a dit jeudi le président de l'établissement.

Le cours de l'action Lloyds se rapproche du niveau de 61 pence à partir duquel le Trésor juge qu'il peut se défaire de sa participation sans subir de pertes. Le titre se traitait vers 14h35 GMT à 60,32 pence (+1,60%),

"L'année 2012 a vu la probabilité (d'une sortie de l'Etat) s'améliorer", a déclaré Win Bischoff lors de l'assemblée générale des actionnaires.

"Nous restons déterminés à fonctionner comme une entité entièrement privée, rentable, auto-suffisante et versant des dividendes."

En début de semaine, Lloyds a annoncé que Win Bischoff prendrait sa retraite d'ici la prochaine assemblée générale, en mai 2014, après avoir supervisé la remise sur pied de la banque, sauvée de la faillite en 2008 par une injection de 20 milliards de livres (23,7 milliards d'euros) d'argent public.

Le soutien apporté durant cette période à Royal Bank of Scotland, autre banque britannique de premier plan, a encore été plus massif puisque le Trésor a injecté 45,5 milliards de livres dans l'établissement, dont il détient désormais plus de 80%.

Des sources politiques et bancaires ont rapporté que Londres espérait commencer à céder ses parts dans Lloyds avant les élections législatives de 2015.

Cette hypothèse paraît plus réaliste qu'un désengagement à court terme de RBS, où l'Etat britannique subit actuellement une perte, sur le papier, de 17 milliards de livres.

Win Bisschoff a dit que Lloyds espérait renouer le plus vite possible avec un versement de dividendes.   Suite...

 
La probabilité que l'Etat britannique puisse à terme céder sa participation de 39% dans Lloyds, première banque de détail du pays, a augmenté en 2012 et le gouvernement devrait pouvoir commencer à vendre des titres "au fil du temps", a dit jeudi le président de l'établissement. /Photo prise le 13 mai 2013/REUTERS/Stefan Wermuth