La France est entrée en récession début 2013

mercredi 15 mai 2013 12h28
 

par Yann Le Guernigou

PARIS (Reuters) - La France est entrée en récession au premier trimestre, victime de la faiblesse de la consommation, de la production et des investissements sur fond de déprime de la zone euro.

Le produit intérieur brut s'est contracté de 0,2% sur les trois premiers mois de l'année après avoir déjà enregistré une baisse d'une ampleur similaire au dernier trimestre 2012, selon les premiers résultats des comptes nationaux publiés mercredi par l'Insee, l'institut national de la statistique.

L'économie française n'avait pas connu deux trimestres consécutifs d'évolution négative du PIB, qui sont la caractéristique d'une récession, depuis début 2009, même si elle n'a enregistré qu'un seul trimestre de croissance positive sur les cinq derniers.

Une production au point mort, une consommation des ménages atone, des investissements en recul pour le cinquième trimestre consécutif et une nouvelle baisse des exportations sont autant de facteurs qui expliquent sa performance du premier trimestre, dans une zone euro qui reste déprimée.

Celle-ci est légèrement moins bonne qu'attendu par les économistes interrogés par Reuters, qui tablaient en moyenne sur un recul de 0,1% du PIB. L'Insee lui-même anticipait une croissance nulle pour le premier trimestre et la Banque de France une hausse de 0,1% du PIB.

Mais dans le même temps, l'Insee a révisé en hausse de 0,1 point, à -0,2%, le chiffre du quatrième trimestre 2012 tout en confirmant d'autre part la croissance nulle enregistrée sur l'ensemble de l'an passé.

Le chiffre publié ne change pas fondamentalement la donne d'une économie française au point mort depuis début 2012 mais met sous tension l'objectif, déjà faible, du gouvernement pour 2013 (+0,1%).

Le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, a confirmé cet objectif à sa sortie du conseil des ministres avant de se rendre à Bruxelles, où il doit avec François Hollande expliquer à la Commission européenne quelles réformes il entend mettre en oeuvre en échange d'un report à 2015 du retour du déficit à 3%.   Suite...

 
LA CROISSANCE FRANÇAISE