Le pétrole de schiste américain réduit la marge de l'Opep

mardi 14 mai 2013 13h35
 

par Dmitry Zhdannikov et Christopher Johnson

LONDRES (Reuters) - La production de pétrole de schiste aux Etats-Unis va permettre de satisfaire l'essentiel de la hausse de la demande mondiale au cours des cinq prochaines années, ce qui ne laissera que peu de marges de manoeuvre à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), estime mardi l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Dans son rapport semestriel, l'AIE prévoit une hausse de 8% de la demande mondiale de pétrole sur la période comprise entre 2012 et 2018, pour atteindre 96,7 millions de barils par jour (bpj).

L'estimation se base sur la prévision, considérée comme optimiste, par le Fonds monétaire international (FMI) d'une croissance mondiale annuelle de 3% à 4,5% sur la même période.

En dehors de l'Opep, la production de pétrole devrait augmenter de plus de 10%, à 59,31 millions de bpj. Selon l'AIE, les Etats-Unis deviendront d'ici 2015 le premier producteur de pétrole hors Opep, à la place de la Russie.

Par rapport à son précédent rapport, publié en octobre 2012, l'AEI, qui conseille les pays développés, a relevé d'un million de bpj son estimation de la production de pétrole en-dehors de l'Opep d'ici 2017.

"L'Amérique du Nord a déclenché un choc de l'offre qui se répercute partout dans le monde", a déclaré Maria van der Hoeven, directrice exécutive de l'AIE. "La bonne nouvelle, c'est que cela contribue à atténuer les tensions qui pesaient depuis des années sur le marché."

La généralisation des technologie américaines d'extraction de pétrole de schiste pourrait accroître la production en Russie et en Chine, alors que les nouveaux projets risquent de se ralentir dans d'autres régions, en particulier dans l'Opep.

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La production de pétrole de schiste aux Etats-Unis va permettre de satisfaire l'essentiel de la hausse de la demande mondiale au cours des cinq prochaines années, ce qui ne laissera que peu de marges de manoeuvre à l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), selon l'Agence internationale de l'énergie. /Photo d'archives/REUTERS/Atef Hassan