EADS affiche sa confiance pour le premier vol de l'A350 cet été

mardi 14 mai 2013 12h50
 

par Cyril Altmeyer et Tim Hepher

PARIS (Reuters) - EADS s'est dit mardi de plus en plus confiant pour le vol inaugural attendu cet été de l'A350 de sa filiale Airbus, le premier nouvel appareil de l'avionneur en près de dix ans, alors que les spéculations vont bon train sur le fait que ce premier vol pourrait avoir lieu avant même le salon du Bourget.

Le futur long-courrier de l'avionneur européen est destiné à affronter directement le 787 Dreamliner de Boeing, cloué au sol depuis janvier en raison de problèmes liées à ses batteries et dont la reprise des vols est prévue pour juin.

Faire voler l'A350 avant le salon, qui ouvre ses portes le 17 juin près de Paris, aurait donc une forte valeur symbolique.

Le groupe d'aérospatiale et de défense, qui a confirmé ses objectifs annuels après une hausse de ses résultats trimestriels portés par les performances commerciales d'Airbus, a néanmoins rappelé que toute modification du calendrier du programme de l'A350 pourrait avoir un impact élevé sur ses provisions.

Les essais et la préparation du nouvel avion se poursuivent, a précisé Harald Wilhelm, directeur financier d'EADS et Airbus lors d'une conférence téléphonique, se refusant à confirmer une information de La Tribune selon laquelle l'A350 pourrait voler avant le salon du Bourget.

"L'important est que le vol inaugural (...) aura lieu cet été et, là-dessus, nous sommes de plus en plus confiants", a-t-il simplement dit.

Airbus cherche à éviter la mésaventure de Boeing, qui avait promis que le Dreamliner encore en développement serait prêt à voler à temps pour un salon aéronautique, avant de devoir se raviser à la dernière minute.

"Ils font bien les choses, c'est normal d'être confiants, mais ils ne pourront pas être tranquilles tant que l'avion (...) n'aura pas été en service pendant quelque temps", souligne Nick Cunningham, analyste chez Agency Partners à Londres.   Suite...

 
Ligne d'assemblage de l'A350 à Toulouse. EADS se montre très confiant pour le vol inaugural attendu cet été du futur long-courrier, le dernier né de sa filiale Airbus destiné à ravir à Boeing de nouvelles commandes dans l'un des segments les plus porteurs de l'aéronautique. /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Philippe Arles