13 mai 2013 / 15:23 / dans 4 ans

Accord de H&M et Zara sur la sécurité des usines au Bangladesh

Le géant de la confection Inditex, leader mondial et propriétaire de l'enseigne Zara, a conclu un accord sur les conditions de sécurité dans les usines fabriquant des vêtements après l'effondrement au Bangladesh d'un immeuble qui a coûté la vie à plus de 1.000 personnes. Cet accord, soutenu par l'Organisation internationale du travail, des syndicats et d'autres groupes d'influence, était en négociation depuis le 24 avril, date de la catastrophe. /Photo prise le 13 mars 2013/REUTERS/Sergio Perez

STOCKHOLM/MADRID (Reuters) - Les deux géants de la confection, le Suédois H&M et Inditex, leader mondial, ont conclu un accord sur les conditions de sécurité dans les usines fabriquant des vêtements après l‘effondrement au Bangladesh d‘un immeuble qui a coûté la vie à 1.127 personnes.

Cet accord, soutenu par l‘Organisation internationale du travail, des syndicats et d‘autres groupes d‘influence, était en négociation depuis le 24 avril, date de la catastrophe.

Il porte sur les conditions de sécurité des locaux en matière de construction et de prévention des incendies.

Le syndicat IndustriALL, qui a conduit les négociations, a salué l‘engagement de H&M et a dit espérer que d‘autres marques suivent son exemple avant le 15 mai, date à laquelle le texte sera présenté.

Le groupe espagnol Inditex, propriétaire de l‘enseigne Zara, a fait savoir qu‘il soutenait cet accord. “L‘accord n‘est pas publié mais comme vous le savez nous avons joué une part très active dans son développement”, a précisé un porte-parole.

Un porte-parole d‘IndustriALL a dit que l‘Américain PVH, qui possède Calvin Klein, et l‘Allemand Tchibo, déjà signataire d‘un programme existant au Bangladesh, avaient exprimé leur soutien à l‘accord. Les marque Gap et Wal-Mart étaient aussi parties prenantes aux négociations.

“Nous espérons une large coalition de signatures afin que l‘accord fonctionne de manière effective sur le terrain”, a dit une responsable de H&M. L‘entreprise suédoise n‘employait pas de sous-traitants dans l‘immeuble qui s‘est effondré au Bangladesh.

Le gouvernement bangladais a adopté lundi un amendement au Code du travail permettant au Parlement d‘autoriser la constitution de syndicats dans les usines de confection sans autorisation préalable des employeurs.

Cette disposition est réclamée de longue date par les organisations internationales du travail et les associations de défense des droits de l‘homme.

L‘amendement a été adopté au lendemain de la décision du gouvernement de créer une commission chargée d‘évaluer les augmentations de salaires pour les ouvriers de la confection.

Le salaire minimal mensuel est de 38 dollars, après une augmentation de 80% en 2010 acceptée au terme de plusieurs mois de violentes manifestations.

Veronica Ek à Stockholm et Clare Kane à Madrid, avec Ruma Paul à Dacca, Pierre Sérisier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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