En Espagne, Rajoy reste flou sur la poursuite des réformes

mercredi 8 mai 2013 18h01
 

par Fiona Ortiz

MADRID (Reuters) - Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a défendu mercredi sa politique en se targuant d'avoir évité au pays l'humiliation d'un plan de sauvetage international et il a promis de poursuivre la modernisation de l'économie, mais son appétit de réformes structurelles semble affaibli.

La pression sur Madrid s'est, il est vrai, nettement allégée ces derniers mois, notamment après le feu vert de la Commission européenne au report des échéances fixées pour réduire le déficit public.

Et sur les marchés financiers, les coûts de financement de l'Etat espagnol sont revenus à leur plus bas niveau depuis deux ans et demi grâce à la promesse de la Banque centrale européenne (BCE) de tout faire pour aider les pays en difficulté de la zone euro.

"Personne n'a fait autant d'efforts que les Espagnols en 2012", a déclaré Mariano Rajoy mercredi au Parlement, laissant entendre que les partenaires de Madrid n'avaient pas réduit leurs dépenses publiques dans les mêmes proportions.

Le gouvernement espagnol de centre-droit qu'il conduit a de fait mis en oeuvre des mesures censées réduire au total le déficit de plus de 20 milliards d'euros, en conjuguant hausse des prélèvements et baisse des dépenses.

Il a aussi entrepris de transformer le marché du travail en réduisant le pouvoir des syndicats et en diminuant le coût des embauches comme des licenciements. Sans pour autant parvenir à endiguer la hausse du chômage, qui touche désormais 27% de la population active.

Dans son discours, Mariano Rajoy a précisé avoir supprimé plus de 370.000 emplois publics.

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Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a défendu mercredi sa politique en se targuant d'avoir évité au pays l'humiliation d'un plan de sauvetage international et il a promis de poursuivre la modernisation de l'économie, mais son appétit de réformes structurelles semble affaibli. /Photo prise le 8 mai 2013/REUTERS/Sergio Perez