Adecco voit des signes de stabilisation en Europe

mardi 7 mai 2013 11h53
 

ZURICH (Reuters) - Adecco, le numéro un mondial du travail temporaire, perçoit des signes de stabilisation dans les pays du sud de l'Europe touchés par la récession, tandis que son principal marché, la France, continue de sous-performer.

La crise de la dette a engendré une très forte augmentation du taux de chômage, avec un taux record de 12,1% en mars pour l'ensemble de la zone euro, soit 19 millions de personnes sans emploi.

Les entreprises de travail temporaire, souvent considérées comme un baromètre de la santé du marché du travail, fournissent quelques espoirs d'une reprise.

"Ce que nous observons dans des pays comme l'Italie, l'Espagne et le Portugal c'est que l'activité s'améliore quelque peu, mais en partant d'un niveau très bas", a dit à Reuters Patrick de Maeseneire, directeur général d'Adecco, après la publication des résultats trimestriels du groupe suisse.

"Il y a eu des baisses de salaires très importantes dans ces pays et ils deviennent maintenant plus compétitifs. Lentement les investissements repartent mais à partir de niveaux très bas", a-t-il ajouté.

Ces propos confirment les déclarations de Randstad, concurrent néerlandais d'Adecco, qui a dit avoir noté les premiers signes d'une reprise en Espagne et au Portugal au cours des dernières semaines.

UN PREMIER TRIMESTRE INFÉRIEUR AUX ATTENTES

Adecco a fait état d'un chiffre d'affaires organique en baisse de 7% au premier trimestre, à 4,6 milliards d'euros, contre 4,7 milliards anticipé par le consensus établi par Thomson Reuters.

Corrigé de la différence de jours ouvrés, le recul est de 5%, marquant un cinquième trimestre consécutif de contraction.   Suite...

 
Le numéro un mondial du travail temporaire Adecco, qui a livré un bénéfice trimestriel en baisse et inférieur aux attentes, perçoit des signes de stabilisation dans les pays du sud de l'Europe touchés par la récession, tandis que son principal marché, la France, continue de sous-performer. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann