Solvay prépare sa sortie des PVC en Europe via une coentreprise

mardi 7 mai 2013 10h41
 

BRUXELLES (Reuters) - Le groupe de chimie et de plastiques Solvay prépare sa sortie du segment des PVC en Europe en créant avec le groupe privé Ineos une coentreprise, prélude à un désengagement total dans les quatre à six ans à venir.

Dans un communiqué publié mardi, les deux entreprises annoncent regrouper leurs activités de chloro-vinyles en Europe dans une coentreprise qui sera détenue à 50/50.

Avec un chiffre d'affaires de 4,3 milliards d'euros et 5.650 salariés répartis dans neuf pays, la coentreprise sera le deuxième producteur mondial de polychlorure de vinyle (PVC) derrière le japonais Shin-Etsu et devant le taiwanais Formosa Plastics.

Quatre à six ans après la formation de la coentreprise, Ineos devrait acquérir les 50% de Solvay pour une valeur calculée sur la base d'un multiple de 5,5 fois l'Ebitda récurrent et devenir ainsi l'unique propriétaire de l'activité, précisent les deux groupes dans leur communiqué.

La lettre d'intention prévoit que Solvay reçoive un prépaiement de 250 millions d'euros dès la conclusion de la transaction.

En Bourse, après cette annonce, l'action du chimiste belge s'adjuge 6,24% à 119,20 euros à 10h28, signant la plus forte hausse de l'indice CAC 40 (+0,15%) à Paris.

Sur le plan graphique, la valeur, qui a ouvert un "gap" entre 112,50 et 116 euros, a franchi à la hausse une ligne de résistance technique passant entre 116,20 et 116,30 euros.

TRANSITION VERS LES MÉTIERS DE CROISSANCE

"Cette joint-venture nous permettra de gagner significativement en compétitivité dans un contexte de coûts élevés des matières premières et de l'énergie en Europe", déclare Jean-Pierre Clamadieu, le président du comité exécutif de Solvay, cité dans le communiqué.   Suite...

 
Le groupe de chimie et de plastiques Solvay prépare sa sortie du segment des PVC en Europe en créant avec le groupe privé Ineos une coentreprise, prélude à un désengagement total dans les quatre à six ans à venir. /Photo d'archives/REUTERS/Thierry Roge