La météo pèse sur le trimestre de Lafarge, objectifs confirmés

mardi 7 mai 2013 12h03
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Lafarge, pénalisé au premier trimestre par des conditions météorologiques particulièrement hostiles, a annoncé mardi qu'il atteindrait probablement son objectif de désendettement au cours du second semestre de cette année.

Le premier cimentier mondial, numéro deux des granulats et numéro quatre du béton, indiquait simplement jusqu'ici qu'il comptait ramener sa dette sous la barre des dix milliards d'euros le plus rapidement possible en 2013.

Cet endettement massif, hérité de l'acquisition de l'égyptien Orascom en 2008, vaut au groupe d'être noté en catégorie "junk" (spéculative) par Standard & Poor's et Moody's.

"Nous prenons notre temps, mais en même temps quand nous disons nous avons un programme, c'est que ce programme est substantiel", a déclaré le PDG de Lafarge Bruno Lafont au cours d'une téléconférence de presse.

"(Il) nous permettra d'atteindre notre objectif de réduction d'endettement, donc en dessous de 10 milliards d'euros, probablement effectivement vers la deuxième partie de l'année."

L'endettement net du groupe a diminué de 0,6 milliard sur un an au premier trimestre à 11,8 milliards, mais a augmenté de 0,5 milliard d'un trimestre à l'autre, ce que Lafarge explique par les variations saisonnières normales du besoin en fonds de roulement.

Le programme auquel Bruno Lafont fait référence passe notamment par une limitation à 800 millions d'euros des investissements cette année et par des cessions d'actifs, dont le groupe a sécurisé un milliard d'euros depuis janvier 2012. Sur ce montant, 600 millions ont été encaissés l'an dernier.

"Les 400 millions d'euros restant seront reçus d'ici fin 2013 et viendront en réduction de la dette, et nous procéderons à d'autres désinvestissements créateurs de valeur", a souligné le groupe dans son communiqué.   Suite...

 
Bruno Lafont, PDG de Lafarge. Le numéro un mondial du ciment fait état d'une perte nette, part du groupe, de 117 millions d'euros au premier trimestre, période traditionnellement faible pour le secteur du bâtiment mais pendant laquelle l'activité a souffert particulièrement cette année des fortes neiges. /Photo d'archives/REUTERS/Jacky Naegelen