Natixis ne voit pas d'embellie en Europe

lundi 6 mai 2013 19h06
 

PARIS (Reuters) - Natixis a prévenu lundi que la situation économique de la zone euro restait "difficile" et l'empêchait de communiquer des perspectives après la publication de résultats trimestriels en hausse, tirés notamment par ses activités de banque de grande clientèle et de services financiers spécialisés.

Le véhicule coté du groupe BPCE (Banque populaire - Caisse d'épargne) a également indiqué que le rythme de cession de sa structure de cantonnement, créée en 2009 pour regrouper des actifs toxiques ou illiquides hérités de la crise des "subprimes", s'était accéléré depuis le début de l'année.

"Le montant des cessions s'élève à 2,4 milliards d'euros au 2 mai 2013 (dont un milliard au premier trimestre, NDLR) avec une décote limitée en compte de résultat", souligne la banque dans un communiqué.

Natixis espère pouvoir fermer cette "bad bank", nommée GAPC (gestion active des portefeuilles cantonnés), mi-2014.

Au cours d'une conférence téléphonique, le directeur général Laurent Mignon, a estimé que la GAPC avait encore près de 12 milliards d'euros d'actifs à vendre, contre près de 35 milliards fin 2009.

Au premier trimestre, le résultat net de Natixis progresse de 22% à 337 millions d'euros tandis que le produit net bancaire augmente de 3% à 1,83 milliard.

En tenant compte de la réévaluation de la dette du groupe, le résultat net s'inscrit à 333 millions d'euros.

La division de banque de grande clientèle, qui rassemble les activités de financements structurés, de banque commerciale et de marchés de capitaux, a vu ses revenus progresser de 5% à 798 millions d'euros.

Vendredi, BNP Paribas a présenté des comptes en baisse au titre du premier trimestre, pénalisée par une base de comparaison défavorable et une chute de près de 20% de ses revenus dans son unité de banque de financement et d'investissement.   Suite...

 
Au premier trimestre, le résultat net de Natixis progresse de 22% à 337 millions d'euros, notamment par son activité de services financiers spécialisés, tandis que le produit net bancaire augmente de 3% à 1,834 milliard. Le véhicule coté du groupe BPCE a néanmoins prévenu que la situation économique de la zone euro restait difficile et l'empêchait de communiquer des perspectives. /Phot d'archives/REUTERS/Charles Platiau