Londres pourrait vendre des parts RBS, à perte, en 2014

vendredi 3 mai 2013 13h01
 

par Matt Scuffham et Saad Elqersh

LONDRES (Reuters) - Royal Bank of Scotland a déclaré vendredi que l'Etat britannique risquait de subir une perte lorsqu'il commencerait à se désengager de son capital, éventualité qui pourrait se matérialiser dès l'an prochain.

De leur côté, des sources proches du gouvernement ont dit que Londres ne comptait pas céder des parts dans RBS ou dans Lloyds Banking Group dans l'immédiat mais qu'une vente était envisageable l'an prochain.

La décision sera fonction, entre autres facteurs, des performances boursières des deux banques et de la volonté ou pas de l'Etat de vendre éventuellement à perte, ont ajouté les sources.

Londres a injecté 45,5 milliards de livres (54 milliards d'euros) dans RBS pour la maintenir à flot durant la crise financière de 2008, moyennant 82% de son capital. Et pour l'instant, l'Etat doit composer avec une perte latente de 18,5 milliards de livres.

Le président de RBS, Philip Hampton, a expliqué vendredi que l'objectif était de remettre la banque sur les rails afin qu'elle soit en mesure, en coordination avec les pouvoirs publics, d'engager les procédures permettant d'envisager une cession à partir du début du second semestre 2014. "Cela pourrait se faire plus tôt; c'est du ressort du gouvernement", a-t-il dit.

Londres entend bien sortir à terme du capital de RBS, qui a publié vendredi son premier bénéfice trimestriel en un an et demi, mais pas à n'importe quel prix pour le contribuable.

Lloyds, dont l'Etat possède 39% du capital, pourrait être plus facile à vendre car elle a annoncé mardi un bénéfice en forte hausse au premier trimestre, propulsant l'action non loin de niveaux auxquels une cession pourrait être neutre pour les finances publiques.

Le directeur général de RBS, Stephen Hester, estime pour sa part que le risque de perte est bien réel, au moins au début, au vu du cours déprimé de l'action et du durcissement du cadre réglementaire. Mais il assure qu'à long terme, le contribuable britannique s'y retrouvera.   Suite...

 
Royal Bank of Scotland a déclaré que l'Etat britannique risquait de subir une perte lorsqu'il commencerait à se désengager de son capital, éventualité qui pourrait se matérialiser dès l'an prochain. Londres a injecté 45,5 milliards de livres (54 milliards d'euros) dans RBS pour la maintenir à flot durant la crise financière de 2008, moyennant 82% de son capital, et pour l'instant, l'Etat doit composer avec une perte latente de 18,5 milliards de livres. /Photo d'archives/REUTERS/Stefan Wermuth