La récession en zone euro plus marquée qu'attendu en 2013

vendredi 3 mai 2013 19h44
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - L'économie de la zone euro va se contracter davantage que prévu cette année, ce qui se traduira par une réduction ralentie des déficits publics, a annoncé vendredi la Commission européenne (CE).

La France, l'Espagne, l'Italie et les Pays-Bas, quatre des cinq principales économies de la région, devraient être en récession en 2013, selon les prévisions de printemps de l'exécutif communautaire, l'Allemagne étant la seule encore promise à la croissance.

"Au vu de la récession prolongée, nous devons faire tout ce qu'il faut pour surmonter la crise du chômage en Europe. La politique de l'UE est centrée sur la croissance durable et la création d'emplois", a déclaré le commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn.

"La consolidation budgétaire se poursuit mais son rythme ralentit. Parallèlement, les réformes structurelles doivent être intensifiées pour débloquer la croissance en Europe."

La Commission prévoit désormais une contraction de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) des Dix-Sept cette année et une croissance de 1,2% l'an prochain.

Dans ses prévisions d'hiver, elle tablait sur une baisse de 0,3% du PIB en 2013 et une hausse de 1,4% en 2014.

Les nouvelles prévisions sont proches des médianes des fourchettes de prévisions présentées en mars par la Banque centrale européenne (BCE), à savoir une contraction de 0,9 à 0,1% en 2013 et une croissance de zéro à 2,0% en 2014.

La CE a revu à la baisse ses prévisions pour tous les principaux pays de la zone euro. Pour la France, elle table donc désormais sur une récession cette année, avec une baisse de 0,1% du PIB alors qu'elle anticipait jusqu'à présent une croissance de 0,1%.   Suite...

 
L'économie de la zone euro va se contracter davantage que prévu cette année, ce qui se traduira par une réduction ralentie des déficits publics, selon la Commission européenne. L'exécutif communautaire a revu en baisse ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction de 0,4% du produit intérieur brut (PIB) des Dix-Sept cette année et une croissance de 1,2% l'an prochain. /Photo d'archives/REUTERS/John Kolesidis