La 2e centrale nucléaire turque sera bien franco-japonaise

jeudi 2 mai 2013 15h36
 

ANKARA/PARIS (Reuters) - Le gouvernement turc a confirmé jeudi avoir choisi un consortium franco-japonais pour construire et exploiter la deuxième centrale nucléaire du pays, un projet de près de 17 milliards d'euros.

L'accord doit être signé vendredi à Ankara par le Premier ministre Tayyip Erdogan et son homologue japonais Shinzo Abe, a précisé à la presse le ministre de l'Energie Taner Yildiz.

La centrale de Sinop, dans le nord de la Turquie au bord de la mer Noire, devrait avoir une capacité de 4.500 à 5.000 mégawatts (MW) et donc être équipée de quatre réacteurs Atmea, un modèle de 1.100 MW développé depuis 2007 par le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et le français Areva.

Outre ces deux sociétés, le consortium sélectionné réunit le japonais Itochu et le français GDF Suez, qui assurera l'exploitation de la centrale une fois celle-ci raccordée au réseau électrique.

L'Etat turc restera présent au tour de table du projet Sinop, a précisé jeudi le ministre Taner Yildiz.

Selon une source industrielle, la Turquie devrait en effet détenir 49% de la future société de projet chargée de construire la centrale. La société serait créée vers la fin 2015.

Toujours selon cette source, les japonais Itochu et Mitusbishi seraient ensemble le deuxième actionnaire de la future société de projet devant GDF Suez, qui en détiendrait 20%. Areva ne sera pas présent au tour de table, a précisé la source.

Le contrat turc marquera la première vente de réacteurs développés par Areva depuis le contrat des EPR de Taishan, en Chine, en 2007, l'Atmea étant par ailleurs présélectionné pour un appel d'offres en Argentine.

Il s'agira surtout pour la filière française d'un premier succès d'envergure depuis qu'EDF, GDF Suez et Areva ont été écartés d'un appel d'offres géant à Abou Dhabi à la fin 2009 et depuis que l'Etat a désigné EDF comme chef de file du nucléaire français à l'export à chaque fois que les clients réclameraient une telle configuration.   Suite...

 
Le gouvernement turc a confirmé jeudi avoir choisi un consortium franco-japonais pour construire et exploiter la deuxième centrale nucléaire du pays, un projet de près de 17 milliards d'euros. /Photo d'archives/REUTERS/Petr Josek