La crise de la zone euro profite aux finances allemandes

jeudi 2 mai 2013 12h12
 

par Jan Strupczewski

BRUXELLES (Reuters) - Les dirigeants du nord de l'Europe s'en plaignent régulièrement: ils ne veulent pas payer le prix des difficultés d'autres pays de la région, un discours désormais largement répandu chez leurs électeurs.

Pourtant, après trois ans et demi de crise et des plans d'aide d'un montant global de plus de 400 milliards d'euros, un constat s'impose: les contribuables du nord de la zone euro n'ont pas déboursé un centime.

Mieux encore, l'Allemagne, la Finlande, l'Autriche, les Pays-Bas et la France ont économisé des milliards d'euros grâce à la chute des coûts de financement de leur propre dette.

En Allemagne, à moins de cinq mois des élections, le ressentiment à l'égard des pays du sud est vif et la chancelière Angela Merkel, en lice pour un troisième mandat, se prépare à réaffirmer son engagement d'épargner aux électeurs la facture de la crise.

Un discours prévisible, quand bien même les contribuables allemands, comme les finlandais ou les néerlandais, n'ont pas eu à supporter directement le coût de la crise. Ce que la Finlande, elle, veut bien admettre.

"Nous n'avons pas perdu un centime pour l'instant", a déclaré à Reuters Martti Salmi, le directeur des Affaires internationales et européennes du ministère finlandais des Finances. "Cela vaut pour l'Allemagne aussi bien que pour la Finlande."

Les responsables allemands n'ignorent évidemment rien de la situation après une baisse de deux points de pourcentage du coûts des emprunts publics, même si les responsables politiques, eux, continuent de se plaindre des risques financiers imposés aux contribuables de la République fédérale.

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Après trois ans et demi de crise et des plans d'aide d'un montant global de plus de 400 milliards d'euros, un constat s'impose: les contribuables du nord de la zone euro n'ont pas déboursé un centime. Mieux encore, l'Allemagne, la Finlande, l'Autriche, les Pays-Bas et la France ont économisé des milliards d'euros grâce à la chute des coûts de financement de leur propre dette. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Macdiarmid