La France vend 2,1% d'EADS pour 707 millions d'euros

vendredi 26 avril 2013 10h13
 

par Alexandre Boksenbaum-Granier et Blaise Robinson

PARIS (Reuters) - L'Etat français a annoncé vendredi avoir cédé environ 17,6 millions d'actions, représentant près de 2,1% du capital du groupe d'aérospatiale et de défense, pour 707 millions d'euros, dans le cadre de la réorganisation du capital du groupe.

La France, qui a récolté 1,19 milliard d'euros à la suite de deux cessions de participations consécutives, a ramené ses droits de vote dans la maison-mère d'Airbus à 12%, conformément à l'accord passé le 5 décembre par les principaux actionnaires du groupe, précise le ministère de l'Economie et des Finances dans un communiqué.

Des traders ont indiqué à Reuters qu'UBS avait été chargé de vendre 2,1% du capital d'EADS pour un prix final de 40,10 euros par titre, contre 40,20 euros initialement évoqué.

EADS, qui opère sa transformation la plus spectaculaire depuis sa création en 2000, a abandonné l'imbroglio passé de son actionnariat, la France et l'Allemagne ne devant plus détenir chacun que 12% du capital, l'Espagne 4% et son flottant devant être porté d'environ 50% à 72% du capital.

"Faisant suite à la cession par Sogepa à EADS le 16 avril dernier d'environ 13 millions d'actions EADS pour un montant de 483 millions d'euros, dans le cadre du programme de rachat d'actions mis en oeuvre par la société, cette opération a ramené la participation de Sogepa à 12% des droits de vote", indique précise le ministère de l'Economie et des Finances.

EADS n'a souhaité faire aucun commentaire.

La transaction de ce jour a toutefois été réalisée à un prix supérieur de 7,4% par rapport à l'opération de mi-avril, qui portait sur 1,56% du capital et s'était déroulée à 37,35 euros par action.

Le mois d'avril a également été marqué par les sorties de Daimler et de Lagardère du capital d'EADS.   Suite...

 
L'Etat a cédé environ 17,6 millions d'actions, représentant près de 2,1% du capital du groupe d'aérospatiale et de défense, pour 707 millions d'euros, dans le cadre de la réorganisation du capital du groupe. /Photo d'archives/REUTERS/Tobias Schwarz