Le marché espagnol en crise pèse sur le 1er trimestre de BBVA

vendredi 26 avril 2013 11h54
 

MADRID (Reuters) - BBVA a fait état vendredi d'un produit net d'intérêt inférieur aux attentes au premier trimestre, affecté par un marché espagnol en pleine crise, mais des plus-values de cession ont contribué à faire progresser son bénéfice net de 73%.

A la suite de ces résultats, le titre perdait vers 9h45 GMT 1,67% à 7,180 euros alors que l'indice regroupant les valeurs bancaires européennes reculait de 0,64%.

Le revenu net des intérêts de la deuxième banque espagnol - qui mesure les profits générés par les prêts - est ressorti à 3,62 milliards d'euros (+0,8%) au premier trimestre, grâce à la bonne tenue des activités de l'établissement au Mexique.

Toutefois, les analystes attendaient un niveau supérieur aux 3,62 milliards annoncés, notant que la banque avait souffert de la baisse de la demande de crédit en Espagne, où le produit net d'intérêt a accusé une baisse de 9% sur un an.

BBVA a dégagé un résultat net en hausse de 72,6% à 1,73 milliard d'euros alors que les analystes interrogés par Reuters anticipaient 1,66 milliard, sur les trois premiers mois de 2013.

Elle fait partie de ce quelques banques espagnoles qui ont survécu à la crise immobilière dans le pays sans avoir recours au plan d'aide européen de 41 milliards d'euros mis l'an dernier.

Comme sa grande concurrente Santander, elle s'est appuyée sur ses revenus à l'international pour compenser les difficultés rencontrées en Espagne en raison de la récession.

Jeudi, Santander a toutefois fait état d'un bénéfice net en baisse plus marquée que prévu, sous le coup entre autres de la dégradation de sa rentabilité en Amérique latine et au Royaume-Uni.

Et le bénéfice net de BBVA au Mexique n'a que faiblement progressé, plombé par l'augmentation de ses coûts d'investissement et de ses pertes pour créances douteuses.   Suite...

 
BBVA, deuxième banque espagnole, affiche un bénéfice net du premier trimestre supérieur aux attentes, grâce essentiellement à des plus-values de cession exceptionnelles. /Photo d'archives/REUTERS/Juan Medina