PPR ralentit fortement dans le luxe, Puma encore en recul

jeudi 25 avril 2013 20h02
 

par Pascale Denis

PARIS (Reuters) - PPR a nettement ralenti la cadence dans le luxe au premier trimestre, en Europe comme en Chine, tandis que la baisse s'est poursuivie pour l'équipementier sportif Puma.

Les ventes du pôle luxe (Gucci, Bottega Veneta ou Saint Laurent) ont souffert en Europe d'une moindre demande locale et d'un ralentissement des flux touristiques, tandis que le groupe ne perçoit pas à ce jour de rebond de la consommation en Chine, où la croissance a avoisiné les 10%, a indiqué le directeur financier Jean-Marc Duplaix.

Le groupe, bientôt rebaptisé Kering, a vu ses ventes totaliser 2,365 milliards d'euros, signant une croissance de 1% et de seulement 3% à taux de change constants, un chiffre inférieur aux attentes des analystes (+6%).

La croissance de Gucci, la marque phare du groupe, a été divisée par trois, tombant à 4%, alors que les analystes s'attendaient à 6%, après +8,2% au quatrième trimestre 2012 et un comparatif de +12% un an auparavant.

Le ralentissement est tout aussi marqué chez Bottega Veneta, où la croissance a été ramenée à 9%, après 14% au quatrième trimestre 2012 et une base de comparaison très élevée (+33%).

Le maroquinier, qui a connu une croissance explosive (supérieure à 30%) tout au long de l'année 2012 et est devenu en quelques années le deuxième grand pilier du pôle luxe de PPR, a souffert, aux dires du groupe, du calendrier de commandes passées au dernier trimestre 2012 par les distributeurs tiers.

"Dans les magasins de la marque, la croissance a été de 13%", a précisé le directeur financier.

Saint Laurent se distingue avec une hausse de 18,7%, dopé par un décalage de livraison au premier trimestre, après une progression de 12,5% au quatrième trimestre 2012 et un comparatif particulièrement élevé (+40%) il y a un an.   Suite...

 
Le PDG de PPR, bientôt rebaptisé Kering, François-Henri Pinault. Le groupe a nettement ralenti la cadence dans le luxe au premier trimestre, avec des ventes qui ont pâti de la crise en Europe, d'une baisse des flux touristiques et d'une moindre croissance en Chine. /Photo prise le 15 février 2013/REUTERS/Charles Platiau