Pour Angela Merkel, Berlin aurait intérêt à une hausse de taux

jeudi 25 avril 2013 13h52
 

par Andreas Rinke

DRESDE, Allemagne (Reuters) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a jugé jeudi que la Banque centrale européenne (BCE) devrait relever les taux d'intérêt si elle s'en tenait uniquement à la situation de l'Allemagne, ajoutant que les divergences économiques au sein de la zone euro compliquaient la tâche de l'institution de Francfort.

La chancelière s'est exprimée d'une manière directe, peu habituelle de sa part lorsqu'il s'agit de la BCE, au moment même où les marchés pensent que la banque centrale n'a jamais été aussi près d'abaisser ses taux d'intérêt depuis juillet 2012.

"La BCE se trouve manifestement dans une situation délicate. Pour ce qui concerne l'Allemagne, elle devrait en réalité augmenter les taux, un peu pour le moment, mais pour d'autres pays, il faudrait qu'elle en fasse encore plus pour qu'il y ait encore plus de liquidité à disposition, particulièrement pour que les liquidités aillent au financement des entreprises", a-t-elle expliqué lors d'un colloque sur le secteur bancaire.

"Si nous voulons revenir à un niveau de taux d'intérêt qui soit soutenable, il nous faut surmonter cette division interne à la zone euro".

Une porte-parole de la BCE s'est abstenue de tout commentaire sur les propos de Merkel.

La zone euro est retombée en récession tandis que son inflation est bien inférieure à l'objectif que s'est fixé la BCE, à savoir un peu moins de 2,0%, ce qui donne à l'institut d'émission de la marge pour agir.

Dans certains pays de la zone euro, les PME éprouvent les plus grandes difficultés à se financer auprès de banques peu enclines à augmenter leur risque crédit alors qu'elles doivent faire face à de nouvelles règles prudentielles plus rigoureuses.

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Alors que les marchés pensent que la BCE n'a jamais été aussi près d'abaisser ses taux d'intérêt depuis juillet 2012, la chancelière allemande Angela Merkel a estimé jeudi que celle-ci devrait relever les taux d'intérêt si elle s'en tenait uniquement à la situation de l'Allemagne, ajoutant que les divergences économiques au sein de la zone euro compliquaient la tâche de l'institution de Francfort. /Photo prise le 25 avril 2013/REUTERS/Fabrizio Bensch