Schneider voit la Chine en renfort de l'Europe en 2013

mardi 23 avril 2013 10h37
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Schneider Electric a enregistré au premier trimestre un début de reprise de son activité en Chine, susceptible de compenser cette année la faiblesse persistante de la construction, des infrastructures et de l'industrie en Europe.

Le numéro un mondial des équipements électriques basse et moyenne tension a fait état mardi d'une baisse de 2,7% à 5,21 milliards d'euros de son chiffre d'affaires à taux de change constants lors des trois premiers mois de l'année, mais a maintenu tous ses objectifs annuels.

A 10h15, l'action du groupe gagne 2,37% à 54,46 euros, troisième plus forte hausse du CAC 40 (+0,7%).

"Pour l'ensemble de l'année, on est bien dans cette confirmation d'une stabilisation ou d'une légère croissance de l'activité en Chine, avec, nous l'espérons, un affermissement sur le deuxième semestre", a déclaré Emmanuel Babeau, directeur financier de Schneider, lors d'une interview téléphonique à Reuters.

"Les choses devraient continuer à bien se passer dans la basse tension et la construction, tandis que la partie infrastructure et industrie devrait accélérer au cours de l'année. On ne parle pas d'une croissance à deux chiffres, on est sur une croissance modérée sur 2013", a-t-il ajouté.

La région Asie-Pacifique, qui représente 27% du chiffre d'affaires, a enregistré une hausse de 2% grâce notamment à un retour de la croissance en Chine, deuxième marché du groupe, où le secteur de la construction a ralenti l'an dernier.

En Europe de l'Ouest, qui pèse 30% des ventes, l'activité a accusé en revanche une baisse à données constantes de 7%. Et la situation risque de demeurer difficile sur l'ensemble de l'année, notamment au vu du ralentissement qui a maintenant gagné la Scandinavie et l'Allemagne au premier trimestre.

Au cours d'une téléconférence avec les analystes, Emmanuel Babeau a dit s'attendre à une nouvelle baisse "significative" de l'activité en France en 2013.   Suite...

 
Jean-Pascal Tricoire, président du directoire de Schneider Electric. Le groupe a enregistré au premier trimestre un début de reprise de son activité en Chine, susceptible de compenser cette année la faiblesse persistante de la construction, des infrastructures et de l'industrie en Europe. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau