Près de 50% des ventes de Faurecia hors d'Europe en 2013

mardi 23 avril 2013 09h45
 

par Gilles Guillaume

PARIS (Reuters) - Faurecia pense réaliser près de la moitié de ses ventes hors d'Europe à la fin de l'année si le marché automobile mondial reste, comme au premier trimestre, à deux vitesses.

L'équipementier, détenu à 57% environ par PSA Peugeot Citroën, a publié mardi un chiffre d'affaires consolidé en hausse de 1,7% à 4,37 milliards d'euros pour les trois premiers mois de l'année. Le poids de l'Europe est tombé sur la période à 55% des ventes totales de produits du groupe, contre 61% un an plus tôt.

"Tout dépendra de l'évolution des marchés, mais nous devrions normalement nous situer autour de 52-53% pour l'Europe et de 47-48% hors d'Europe", a déclaré Frank Imbert, directeur financier de Faurecia, au cours d'une conférence avec les analystes.

"A ce stade de l'année, et malgré l'incertitude qui règne sur le marché européen, nous maintenons nos prévisions annuelles", a-t-il ajouté.

Faurecia avait indiqué en février s'attendre à une hausse de son chiffre d'affaires annuel à 17,5-17,9 milliards d'euros, contre 17,4 milliards en 2012, à une progression de sa marge opérationnelle, ressortie à 514 millions d'euros l'an dernier, et à un cash flow net à l'équilibre avant restructurations.

En Bourse, l'action gagne 3,8% à 12,61 euros à 09h30, deuxième plus forte hausse de l'indice SBF 120 (+0,88%).

Au premier trimestre, les ventes de Faurecia ont chuté de 9,9% en Europe alors qu'en Asie elles ont grimpé de 19,6% (+24,2% en Chine), de 6,5% en Amérique du Nord et de 21% en Amérique du Sud.

Faurecia est parvenu à compenser la faiblesse du marché européen grâce à une série d'acquisitions, notamment aux Etats-Unis. A taux de change et périmètre constants, les ventes ressortent en baisse de 0,9%.   Suite...

 
Yann Delabrière, PDG de Faurecia. Le groupe ne versera pas de dividende au titre de 2012 et poursuivra sa restructuration en Europe, une des priorités du groupe cette année étant de préserver sa trésorerie sur un marché européen sinistré. /Photo prise le 12 férvier 2013/REUTERS/Philippe Wojazer