22 avril 2013 / 17:38 / dans 4 ans

Londres lance le processus de vente de ses parts d'Urenco

Policiers allemands devant l'usine Urenco de Gronau, à la frontière avec les Pays-Bas, lors d'une manifestation antinucléaire. Le gouvernement britannique a lancé la mise en vente prochaine, partielle ou totale, de sa participation de 33% dans le spécialiste de l'enrichissement d'uranium, deuxième fournisseur mondial de combustible nucléaire, détenu à parité par la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et l'Allemagne. /Photo prise le 11 mars 2012/Reuters/Wolfgang Rattay

LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a annoncé lundi la mise en vente prochaine, partielle ou totale, de sa participation de 33% dans le spécialiste de l‘enrichissement d‘uranium Urenco.

Ce dernier, deuxième fournisseur mondial de combustible nucléaire, est détenu à parité par la Grande-Bretagne, les Pays-Bas et l‘Allemagne dont la part est aux mains des groupes d‘électricité E.ON et RWE.

La valeur totale d‘Urenco est estimée autour de 10 milliards d‘euros et plusieurs acteurs passent pour être intéressés par une éventuelle entrée à son capital.

“Le Royaume-Uni pourrait peut-être en tirer trois milliards de livres (3,5 milliards d‘euros) si l‘acheteur croit au renouveau du nucléaire”, a dit une source britannique du secteur.

Parmi les prétendants figurent le français Areva, l‘américain Westinghouse, filiale du japonais Toshiba, le producteur canadien d‘uranium Cameco et l‘Office d‘investissement du régime de pensions du Canada.

Le repreneur devra avoir reçu l‘aval des trois actionnaires actuels.

La part du capital d‘Urenco mise en vente et le calendrier de cession n‘ont pas encore été déterminés, a expliqué le ministère des Entreprises dans un communiqué.

Le processus de cession pourrait s‘étaler sur plusieurs mois, notamment en raison des impératifs de sécurité et de la nécessité d‘assurer que les technologies nucléaires d‘Urenco resteront strictement contrôlées.

IMPÉRATIFS DE SÉCURITÉ

“Une vente n‘aura lieu qu‘à condition que le gouvernement soit assuré que ses intérêts en matière de sécurité et de non- prolifération peuvent être protégés et que la valorisation est satisfaisante pour le contribuable britannique”, a déclaré le ministère dans un communiqué.

De son côté, une porte-parole du ministère néerlandais de l‘Economie a déclaré que le gouvernement “était en négociations avec ses partenaires britannique et allemand, mais qu‘il n‘avait aucune nouvelle sur le sujet pour le moment.”

Un banquier impliqué dans les discussions a déclaré la semaine dernière à Reuters que l‘opération pourrait être bouclée d‘ici la fin de l‘année.

Avec une part de marché de 31%, Urenco est la deuxième entreprise mondiale d‘enrichissement d‘uranium après le russe Tenex. Areva et l‘américain USEC sont également des producteurs importants de combustible nucléaire.

Urenco a été fondé en 1971 sous les auspices du Traité d‘Almelo passé entre l‘Allemagne, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, qui règlemente l‘enrichissement de l‘uranium aux fins d‘usage civil.

Pour l‘année 2012, Urenco a publié un chiffre d‘affaires en croissance de 23% à 1,6 milliard d‘euros, un Ebitda courant en hausse de 29% à 1,01 milliard et un bénéfice net en progression de 12% à 402 millions.

David Milliken, Arno Schuelze et Geert de Clercq, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Angrand

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