Louis Gallois souhaite une BCE et une Union plus souples

dimanche 21 avril 2013 12h32
 

PARIS (Reuters) - Le Commissaire général à l'Investissement, Louis Gallois, souhaite un assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et des exigences européennes en matière de déficits pour relancer la croissance.

Lors du Grand Rendez-vous Europe 1-i>TÉLÉ-Le Parisien, l'ex-patron d'EADS a aussi souhaité que l'Allemagne mobilise ses capacités excédentaires pour favoriser cette relance, notamment en créant un salaire minimum ou en augmentant ses salaires.

En tout état de cause, "la France seule n'a pas les moyens de relancer sa propre croissance", a-t-il estimé.

Le seul levier d'une relance de la demande intérieure française ne ferait qu'entraîner un déferlement d'importations, a expliqué Louis Gallois, pour qui le retour de la croissance passe par l'utilisation de trois leviers au niveau européen.

Le premier est le desserrement des calendriers de retour aux équilibres financiers, qui imposent une cure draconienne d'austérité aux pays les plus endettés.

"C'est ce que les Hollandais ont demandé, c'est ce que le Fonds monétaire international vient de demander à la Grande-Bretagne, c'est ce que les Espagnols vont demander parce qu'ils ne tiendront pas leurs objectifs", a fait valoir Louis Gallois.

"Le second élément, c'est une politique plus accommodante de la BCE" à l'instar de ce que font les banques centrales du Japon et de Grande-Bretagne et la Réserve fédérale américaine. "Est-ce que la BCE ne pourrait pas (...) mettre plus de liquidité dans l'économie ?"

Quant à l'Allemagne, elle devrait relancer sa propre croissance pour "tirer" l'Europe, a ajouté ce conseiller très écouté du gouvernement français.

"Il va falloir maintenant jouer sur ces trois éléments (...) dans un équilibre que les politiques doivent trouver. C'est une affaire européenne, il faut qu'on en débatte au niveau européen (...) sans blocage", a-t-il insisté.   Suite...

 
Le Commissaire général à l'Investissement, Louis Gallois, souhaite un assouplissement de la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE) et des exigences européennes en matière de déficits pour relancer la croissance. /Photo prise le 10 janvier 2013/REUTERS/Philippe Wojazer