Le G20 convient de ne pas fixer d'objectif rigide de dette

samedi 20 avril 2013 09h33
 

WASHINGTON (Reuters) - Les ministres des Finances du G20 se sont un peu écartés de la tendance à promouvoir l'austérité dans les pays riches, rejetant l'idée de fixer des objectifs rigides en matière de réduction de la dette face à une reprise mondiale poussive.

Le ministre russe des Finances Anton Siluanov a déclaré lors d'une conférence de presse que les responsables du Groupe des Vingt avaient jugé plus important de s'entendre pour réduire globalement la dette que de fixer des objectifs chiffrés.

"Nous avons convenu qu'il s'agirait de paramètres souples, des sortes d'objectifs stratégiques, des objectifs qui pourraient être amendés ou ajustés en fonction des situations spécifiques dans les économies nationales"', a-t-il dit.

Dans le communiqué publié à l'issue d'une réunion de deux jours, le G20 a également déclaré qu'il serait "attentif" aux retombées potentielles de la prolongation des politiques monétaires non conventionnelles de soutien à la croissance.

Les banques centrales ont inondé les économies avancées de liquidités dans le but de stimuler les marchés du crédit et les dépenses, ce qui soulève des craintes d'un afflux de capitaux vers les pays en développement risquant de doper leurs devises.

Le ministre russe a ajouté que le G20 avait jugé nécessaire de surveiller plus étroitement les retombées du plan de la Banque du Japon de racheter plus de 1.000 milliards d'euros de produits financiers sur les marchés d'ici deux ans.

Mais le ministre des Finances japonais a souligné que la baisse du yen n'était qu'une retombée de la politique du Japon, qui ne vise qu'à tenter de sortir le pays de la déflation.

"Dire que le yen faible est notre objectif est une grossière erreur", a déclaré Taro Aso. "Le grand D - déflation- est trop persistant et difficile à contrer. En fin de compte une économie du Japon en contraction ne peut que faire du tort au monde."

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Les ministres des Finances des pays du G20 ont déclaré vendredi qu'ils ne jugeaient pas nécessaire de fixer des objectifs fixes de réduction des dettes nationales et qu'ils seraient attentifs aux éventuels effets négatifs des politiques d'injection massive de liquidités. Le ministre russe des Finances Anton Siluanov a déclaré que les responsables du Groupe des Vingt avaient jugé plus important de s'entendre pour réduire globalement la dette que de fixer des objectifs chiffrés. /Photo prise le 19 avril 2013/REUTERS/Yuri Gripas