Le G20 convient de ne pas fixer d'objectif rigide de dette

vendredi 19 avril 2013 22h16
 

WASHINGTON (Reuters) - Les ministres des Finances des pays du G20 ont déclaré vendredi qu'ils ne jugeaient pas nécessaire de fixer des objectifs fixes de réduction des dettes nationales et qu'ils seraient attentifs aux éventuels effets négatifs des politiques d'injection massive de liquidités destinées à stimuler la croissance comme au Japon.

Le ministre russe des Finances Anton Siluanov a déclaré lors d'une conférence de presse que les responsables du Groupe des Vingt avaient jugé plus important de s'entendre pour réduire globalement la dette que de fixer des objectifs chiffrés.

"Nous avons convenu qu'il s'agirait de paramètres souples, des sortes d'objectifs stratégiques, des objectifs qui pourraient être amendés ou ajustés en fonction des situations spécifiques dans les économies nationales"', a-t-il dit.

Dans le communiqué publié à l'issue d'une réunion de deux jours, le G20 a également déclaré qu'il serait "attentif" aux retombées potentielles de la prolongation des politiques monétaires non conventionnelles de soutien à la croissance.

Les banques centrales ont inondé les économies avancées de liquidités dans le but de stimuler les marchés du crédit et les dépenses, ce qui soulève des craintes d'un afflux excessif de capitaux, notamment vers les pays en développement.

Anton Siluanov a ajouté que le G20 avait convenu qu'il était nécessaire de surveiller plus étroitement les retombées du plan de la Banque du Japon de racheter plus de 1.000 milliards d'euros de produits financiers sur les marchés d'ici deux ans.

Les discussions du G20 ont été dominées par la question de la zone euro, a-t-il dit, dont les économies, soumises à de sévères plans d'austérité, n'arrivent pas à sortir du marasme.

Certains pays du G20 se sont d'ailleurs inquiétés de la focalisation de la réunion sur les problèmes de la zone euro.

"C'était censé être une réunion du G20 mais à un certain moment j'ai cru qu'il s'agissait d'une réunion du G7. Tout ce que nous avons entendu était à quel point l'Europe était malade et à quel point de nombreux pays dans le monde en étaient affectés", a dit le ministre des Finances indien P. Chidambaram.   Suite...

 
Les ministres des Finances des pays du G20 ont déclaré vendredi qu'ils ne jugeaient pas nécessaire de fixer des objectifs fixes de réduction des dettes nationales et qu'ils seraient attentifs aux éventuels effets négatifs des politiques d'injection massive de liquidités. Le ministre russe des Finances Anton Siluanov a déclaré que les responsables du Groupe des Vingt avaient jugé plus important de s'entendre pour réduire globalement la dette que de fixer des objectifs chiffrés. /Photo prise le 19 avril 2013/REUTERS/Yuri Gripas