L'intérêt de l'or en question après son plongeon inattendu

mercredi 17 avril 2013 17h53
 

par Veronica Brown

LONDRES (Reuters) - Les experts n'ont pas vu venir le plongeon de 13% des cours de l'or en deux jours, du jamais vu depuis 30 ans, qui suscite aujourd'hui des interrogations sur sa valeur dans les portefeuilles des investisseurs.

L'or, qui valait 250 dollars l'once il y a 12 ans sur le marché au comptant, a depuis augmenté chaque année pour atteindre 1.668 dollars fin 2012.

En janvier, 37 analystes et experts interrogés par Reuters le voyaient encore battre ses records pendant un an ou deux: des banques comme ANZ, BNP Paribas, Bank of America/Merrill Lynch, Deutsche Bank, Commerzbank, Macquarie, Morgan Stanley, Standard Chartered et Goldman Sachs avaient des prévisions supérieures à 1.800 dollars et National Australia Bank était la seule à voir le métal fin refluer sous les 1.600 dollars l'once à la fin 2013.

Si plusieurs banques avaient commencé à corriger leurs prévisions à la baisse, comme Goldman Sachs le 10 avril, la plupart continuaient de recommander l'or comme placement alternatif et comme protection contre l'inflation.

Puis est venu le sauvetage de Chypre.

Le 10 avril, un rapport de la Commission européenne suggérait que le pays vende une partie de ses stocks d'or, à hauteur de 400 millions d'euros, dans le cadre de son plan de renflouement.

Le même jour, le compte rendu de la réunion de mars de la Réserve fédérale américaine laissait entrevoir l'arrêt d'ici la fin de l'année de son programme d'assouplissement quantitatif (QE), ce qui serait de nature à réduire les pressions inflationnistes.

L'or, protection traditionnelle contre la hausse des prix, a cédé 1,6% ce jour là mais semblait ensuite s'être stabilisé, jusqu'à son plongeon de 5,2% de vendredi suivi lundi d'un décrochage de 8,4%, une baisse sur deux jours sans précédent depuis trois décennies.   Suite...

 
Les experts n'ont pas anticipé le plongeon de 13% des cours de l'or en deux jours, du jamais vu depuis 30 ans, qui suscite aujourd'hui des interrogations sur sa valeur dans les portefeuilles des investisseurs. /Photo prise le 17 avril 2013/REUTERS/Srdjan Zivulovic