La raffinerie Petroplus définitivement fermée

mardi 16 avril 2013 14h38
 

ROUEN, Seine-Maritime/PARIS (Reuters) - Le tribunal de commerce de Rouen a sonné mardi le glas des espoirs de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) en rejetant les deux offres en lice au dernier jour de la date-butoir fixée avant la fermeture définitive.

Au terme d'une année de douches écossaises pour les 448 salariés du site, deux dossiers, ceux des groupes panaméen Netoil et libyen Murzuk Oil, avaient été jugés recevables début avril par les administrateurs judiciaires.

"Le tribunal a jugé qu'aucune des offres examinées (...) ne présentait les capacités financières et techniques suffisantes pour assure la reprise pérenne de Petroplus", ont indiqué les administrateurs judiciaires dans un communiqué.

Ils précisent que cette décision "entraîne donc la cessation définitive d'activité de la société (...) et malheureusement le déclenchement dans les jours prochains de la procédure de licenciement collectif des salariés", ont-ils ajouté, précisant que le comité d'entreprise se réunirait le 18 avril.

A l'issue de la décision, les quelques centaines de salariés et de sous-traitants présents devant le tribunal criaient : "Nationalisation, nationalisation" mais le fatalisme dominait.

"On a eu une audience très riche mais clairement les repreneurs n'étaient pas au rendez-vous", a déclaré l'avocat des salariés Jean-Marie Valentin. "Les salariés sont allés au bout de ce qui était possible. Il faut raison garder et penser maintenant à l'avenir."

En février 2012, l'avenir de la raffinerie de Petit-Couronne, que le candidat François Hollande s'était engagé à sauver, a provoqué des prises de positions contradictoires au sein du gouvernement.

UNE DÉCISION ATTENDUE

Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s'était notamment dit confiant, évoquant des offres "sérieuses, crédibles, financées, qui demandent à être finalisées".   Suite...

 
Le tribunal de commerce de Rouen a rejeté mardi les deux offres de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer