La mode et la maroquinerie décélèrent chez LVMH au 1er trimestre

lundi 15 avril 2013 20h38
 

par Matthias Blamont et Pascale Denis

PARIS (Reuters) - LVMH a de nouveau bénéficié d'une forte demande pour ses produits de distribution sélective au premier trimestre mais le groupe français enregistre un taux de croissance en nette décélération dans la mode et la maroquinerie.

Les ventes du numéro un mondial du luxe, propriétaire du maroquinier Louis Vuitton, du champagne Moët & Chandon ou des parfums Christian Dior, ont totalisé 6,947 milliards d'euros sur la période janvier-mars, en hausse de 7% à taux de change constants, selon des chiffres publiés lundi, en ligne avec les prévisions des analystes.

Le groupe voit toutefois sa croissance organique reculer par rapport aux 9% de 2012 et aux 14% du seul premier trimestre de l'an dernier.

"Les chiffres sont globalement assez résilients par rapport à une base de comparaison très élevée en 2012", relève Marc Willaume, analyste chez Raymond James.

"Le trimestre est un peu plus faible que prévu en maroquinerie et meilleur que prévu en distribution sélective et dans les vins et spiritueux", ajoute-t-il.

La division de distribution sélective, qui rassemble les réseaux de boutiques détaxées DFS, la chaîne de parfumeries Sephora et le grand magasin du Bon Marché, est la seule à dégager une croissance à deux chiffres (+17% à 2,12 milliards d'euros) sur les trois premiers mois de 2013.

Le pôle, dont les ventes avaient déjà bondi de 18% au premier trimestre 2012, a profité de trois ouvertures de concessions de boutiques DFS à l'aéroport de Hong Kong.

Particulièrement surveillées, les ventes de la division mode-maroquinerie, au sein desquelles Louis Vuitton pèse pour plus de 70%, décélèrent à +3% à taux de change constants - à 2,38 milliards d'euros - alors que les analystes anticipaient +5%. Au premier trimestre 2012, la croissance avait atteint 12%.   Suite...

 
LVMH, propriétaire du maroquinier Louis Vuitton, publie lundi un chiffre d'affaires de 6,947 milliards d'euros en progression organique de 7% au premier trimestre mais les ventes du numéro un mondial du luxe enregistrent un taux de croissance en nette décélération dans la mode et la maroquinerie, de seulement 3% à 2,38 milliards d'euros contre 12% un an plus tôt. /Photo d'archives/REUTERS/Aly Song