Bercy tempère les propos d'Arnaud Montebourg sur EDF et GDF

lundi 15 avril 2013 17h11
 

PARIS (Reuters) - Le ministère de l'Economie a tempéré lundi les déclarations d'Arnaud Montebourg sur d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans EDF et GDF Suez, tout en rappelant que des cessions qui permettraient d'investir dans des entreprises à fort potentiel étaient possibles.

Evoquant sans les citer expressément EDF et GDF Suez, deux anciens monopoles publics dont l'Etat détient respectivement 84,4% et 36,7% du capital, le ministre du Redressement productif a notamment déclaré dimanche : "Dans certaines entreprises, on a par exemple 36% de participation. On peut passer à 33%, qu'est-ce que ça change ?"

Interrogée sur ces déclarations, une source proche du ministre Pierre Moscovici a d'abord précisé que "la compétence en termes de gestion des actifs, de cessions, d'acquisitions est une compétence du ministre des Finances".

"Il ne faut pas tirer de la déclaration d'Arnaud Montebourg l'existence d'un plan de quelque nature que ce soit dans lequel l'Etat cèderait je ne sais quoi pour financer je ne sais quoi. C'est possible, mais il n'y a rien de particulier", a-t-elle ajouté.

La source a souligné qu'il n'y avait "pas d'interdit particulier" sur les cessions de participations en général "si l'Etat considère qu'il y a des actifs qui ne sont pas stratégiques qui peuvent être cédés et bien valorisés pour financer de façon avisée des investissements utiles pour l'économie".

Elle a ajouté que c'est exactement ce que l'Etat a fait en cédant 3,12% du capital de l'équipementier aéronautique Safran, notamment pour financer un renforcement des fonds propres de la Banque publique d'investissement (BPI).

EADS a par ailleurs annoncé ce jour être entré en négociation avec l'Etat français pour lui racheter un bloc de 1,56% de ses actions au prix de 37,35 euros par action. .

Cette opération s'inscrit dans le cadre de la réorganisation de la gouvernance et de l'actionnariat du groupe européen d'aérospatiale et de défense qui verra l'Etat ramener sa part de 15% à 12% au capital de la maison-mère d'Airbus.

FAIBLES VALORISATIONS   Suite...

 
Le ministère de l'Economie a tempéré lundi les déclarations d'Arnaud Montebourg la veille sur d'éventuelles ventes de participations de l'Etat dans EDF et GDF Suez, tout en rappelant que des cessions visant à investir dans des entreprises à fort potentiel étaient possibles. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau