Wall Street a pris les gérants de vitesse

dimanche 14 avril 2013 20h12
 

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Après la hausse spectaculaire du S&P 500 depuis le début de l'année, de nombreux analystes semblent avoir été trop prudents.

Alors que l'indice de référence a atteint des records historiques, affichant un gain de plus de 11% depuis le début de l'année, de nombreux analystes à Wall Street ont dû reconnaître qu'ils avaient fixé des objectifs trop bas et les relever.

De fait, il a fallu moins de quatre mois pour que le S&P dépasse les objectifs de fin d'année d'environ les deux tiers des stratèges boursiers interrogés par Reuters en décembre.

Les objectifs de mi-année apparaissent encore plus décalés, le S&P ayant déjà dépassé les prévisions de 27 des 28 stratèges actions interrogés sur le niveau de l'indice à fin juin.

L'enquête de Reuters menée au mois de mars a montré que certains analystes avaient commencé à revoir à la hausse leurs objectifs, au vu du démarrage en trombe de l'année boursière.

Thomas Lee, stratège actions chez JPMorgan à New York, a décidé la semaine dernière de jeter l'éponge et de corriger le tir, annonçant dans deux notes à ses clients que son objectif de 1.580 points pour le S&P à la fin de l'année "semblait bas".

Les indicateurs économiques des six dernières semaines n'ont pas été aussi mauvais que certains ne l'attendaient et le marché a de toute façon ignoré les mauvaises nouvelles, a-t-il dit.

Dans sa note, le stratège de JP Morgan estime qu'à ce jour, 2013 est la plus mauvaise année en termes de performance pour la gestion active depuis 1995, 68% des fonds ayant fait moins bien que leur indice de référence. Les gérants de portefeuilles prennent donc plus de risque pour rattraper leur retard, dit-il.   Suite...

 
Après la hausse spectaculaire du S&P 500 depuis le début de l'année, de nombreux analystes semblent avoir été trop prudents. Alors que l'indice de référence a atteint des records historiques, affichant un gain de plus de 11% depuis le début de l'année, de nombreux analystes à Wall Street ont dû reconnaître qu'ils avaient fixé des objectifs trop bas et les relever. /Photo prise le 12 avril 2013/REUTERS/Brendan McDermid