Lisbonne présente de nouvelles mesures d'austérité à l'UE

vendredi 12 avril 2013 15h11
 

LISBONNE/DUBLIN (Reuters) - Le Portugal a présenté à ses partenaires européens un nouveau plan de baisse des dépenses publiques pour compenser la censure de certaines mesures d'austérité décidée la semaine dernière par la Cour constitutionnelle.

Le premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho, a expliqué vendredi que le gouvernement prévoyait d'avancer à cette année l'application de coupes budgétaires initialement prévues pour l'an prochain en échange du plan d'aide international que lui ont accordé l'Union européenne (UE) et le Fonds monétaire international (FMI).

"Quelque 600 millions d'euros seront économisés par des baisses de dépenses dans chaque ministère et le reste sera obtenu par la mise en oeuvre anticipée de mesures pour 2014, dans les secteurs de la sécurité sociale, de la santé, de l'éducation et des entreprises publiques", a-t-il dit.

Dans le même temps, Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe, a annoncé que les ministres des Finances de la zone euro souhaitaient reculer vendredi de sept ans l'échéance des prêts accordés au Portugal et à l'Irlande par l'UE.

"Les ministres de la zone euro aimeraient adopter une décision définitive et favorable sur l'allongement pour sept ans de la maturité des prêts, dans l'attente d'une décision cette après-midi de leurs collègues de l'Ecofin (qui rassemble l'ensemble des ministres des Finances de l'UE)", a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.

Andrei Khalip à Lisbonne, avec les correspondants de Reuters à Dublin, Julien Dury pour le service français, édité par Marc Angrand

 
Devant un centre de santé à Lisbonne. Le Portugal a présenté à ses partenaires européens un nouveau plan de baisse des dépenses publiques - dans les secteurs de la sécurité sociale, de la santé, de l'éducation et des entreprises publiques - pour compenser la censure de certaines mesures d'austérité décidée la semaine dernière par la Cour constitutionnelle. /Photo prise le 9 avril 2013/REUTERS/Jose Manuel Ribeiro