Vienne et Luxembourg discuteront du secret bancaire avec l'UE

mardi 9 avril 2013 18h38
 

par Michael Shields et Marc Jones

LONDRES/VIENNE (Reuters) - L'Autriche se joindra au Luxembourg pour discuter avec l'Union européenne des moyens de réprimer l'évasion fiscale, a déclaré mardi le chancelier Werner Faymann, laissant penser que Vienne a assoupli sa position sur la question du secret bancaire.

Le Luxembourg et l'Autriche sont aujourd'hui les deux seuls Etats de l'Union européenne qui refusent de communiquer aux autres pays membres l'identité des titulaires étrangers de comptes bancaires dans leurs établissements financiers.

La Commission européenne avait salué lundi la décision du Luxembourg de coopérer plus étroitement avec les autorités fiscales étrangères, tout en invitant l'Autriche à suivre son exemple.

Le chancelier social-démocrate a toutefois souligné que les comptes bancaires des Autrichiens resteraient à l'abri des regards indiscrets, ce qui ne sera pas le cas des dépôts étrangers dans les banques locales si les discussions avec Bruxelles se passent bien.

Ce même mardi, le ministre des Finances luxembourgeois Luc Frieden a fait savoir que le Grand-Duché étudiait la possibilité d'échanges automatiques d'informations sur les titulaires de comptes bancaires avec les autres Etats de l'Union européenne.

"Cela n'a pas encore été décidé, c'est quelque chose qui est actuellement discuté au sein du gouvernement", a dit Luc Frieden à des journalistes en marge d'une conférence à Londres.

Ces propos paraissent dénoter un changement radical de la part des deux pays qui jusqu'alors refusaient de partager la moindre information sur les déposants avec les autres Etats de l'Union européenne.

Ils se contentaient de pratiquer une retenue à la source et de la restituer aux pays d'origine des déposants d'autres pays de l'UE.   Suite...

 
L'Autriche se joindra au Luxembourg pour discuter avec l'Union européenne des moyens de réprimer l'évasion fiscale, a déclaré le chancelier Werner Faymann, laissant penser que Vienne a assoupli sa position sur la question du secret bancaire. /Photo d'archives/REUTERS/Heinz-Peter Bader