Fiat compte sur l'Asie et les Amériques pour ses objectifs 2013

mardi 9 avril 2013 15h31
 

TURIN (Reuters) - Fiat ne pense pas réviser ses objectifs de 2013 mais devra peut-être s'appuyer davantage sur la croissance de l'Asie et des Amériques pour compenser la faiblesse du marché européen, a déclaré mardi son administrateur délégué Sergio Marchionne.

"Je ne pense pas qu'il nous faille du tout changer nos objectifs", a-t-il dit lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires. "La répartition géographique pourrait changer, au vu de la performance de l'Europe."

La croissance est au rendez-vous en Amérique du Nord, en Amérique latine et en Asie, alors qu'en Europe, 2013 s'annonce encore terne, austérité oblige, après cinq années de baisse des ventes, a expliqué Sergio Marchionne, anticipant une contraction du marché automobile européen de 5% cette année.

Les ventes automobiles ont baissé de 19,8% en 2012 en Italie et risquent de diminuer encore plus cette année.

Sergio Marchionne a dit qu'il ferait un point avec les investisseurs sur les objectifs de Fiat en 2013 à l'occasion de la publication des résultats du premier trimestre le 29 avril.

La filiale américaine Chrysler a fait état d'un résultat opérationnel de 2,7 milliards d'euros en 2012, compensant largement une perte de 738 millions d'euros des marques grand public de Fiat en Europe.

Le groupe anticipe un chiffre d'affaires de 88 à 92 milliards d'euros cette année, dont plus de la moitié provenant d'Amérique du Nord, et des ventes en volume de 4,3 à 4,5 millions d'automobiles.

En 2012, le groupe Fiat a écoulé 2,1 millions de voitures aux Etats-Unis, un million en Europe et 980.000 au Brésil.

Sergio Marchionne a par ailleurs déclaré que Fiat recherchait les moyens de renforcer ses fonds propres à moyen et long terme et a dit espérer y voir plus clair d'ici la fin de l'année concernant le projet de fusion avec Chrysler.   Suite...

 
L'administrateur délégué de Fiat Sergio Marchionne a déclaré que le groupe ne pensait pas réviser ses objectifs de 2013 mais devrait peut-être s'appuyer davantage sur la croissance de l'Asie et des Amériques pour compenser la faiblesse du marché européen. /Photo prise le 28 mars 2013/REUTERS/Mike Segar