Les "sages" contraignent Lisbonne à trouver d'autres économies

lundi 8 avril 2013 18h47
 

par Andrei Khalip

LISBONNE (Reuters) - Le gouvernement portugais va devoir couper dans les dépenses de santé ou l'éducation pour atteindre les objectifs du plan de sauvetage, après l'invalidation de mesures d'austérité dans les services publics.

La Cour constitutionnelle a censuré vendredi la baisse programmée des primes de vacances dont bénéficient les fonctionnaires et les retraités. De même, les diminutions des indemnités-maladie et des indemnités-chômage ont été jugées contraires à la Constitution. Les hausses d'impôts d'une ampleur sans précédent ont en revanche été validées.

Cet arrêt risque de creuser le fossé entre une fonction publique qui semble protégée et un secteur privé mis à mal par une récession sans précédent depuis les années 70.

Bien que leurs traitements aient baissé plus vite que ceux des salariés du privé, les fonctionnaires gagnent encore deux fois plus en moyenne.

Tous pâtissent néanmoins d'une hausse sans précédent de la fiscalité mise en oeuvre depuis janvier et la plupart des économistes tablent sur de nouvelles mesures d'austérité qui risquent d'aggraver ou de prolonger la récession.

"Cette décision m'a beaucoup inquiétée (...) C'est dans la fonction publique que le gouvernement doit trancher", estime Sonia Castro, une secrétaire au chômage âgée de 39 ans.

RIGUEUR

Le Premier ministre, Pédro Passos Coelho, a parlé dimanche "d'obstacles et des risques sérieux" pour l'exécution du budget cette année et en 2014.   Suite...

 
Le Premier ministre portugais, Pedro Passos Coelho. Lisbonne va devoir couper dans les dépenses de santé ou l'éducation pour atteindre les objectifs du plan de sauvetage, après l'invalidation de mesures d'austérité dans les services publics. /Photo prise le 7 avril 2013/REUTERS/Jose Manuel Ribeiro