Lisbonne va couper dans la dépense après la censure des "Sages"

dimanche 7 avril 2013 22h40
 

par Andrei Khalip et Sergio Goncalves

LISBONNE (Reuters) - Le Premier ministre du Portugal, Pedro Passos Coelho, a annoncé dimanche soir que les dépenses publiques seraient réduites pour compenser l'invalidation par la Cour constitutionnelle de plusieurs mesures de son plan d'austérité et respecter les objectifs budgétaires du pays.

Les treize "Sages" ont censuré vendredi soir une partie des mesures d'austérité adoptées par le gouvernement. Leur décision devrait priver l'Etat d'au moins 900 millions d'euros de recettes et d'économies (des médias portugais avancent une estimation de 1,3 milliard d'euros).

Soulignant que le Portugal devait éviter d'avoir à négocier un second plan de sauvetage avec ses partenaires européens et le FMI, Pedro Passos Coelho a estimé qu'il n'était pas possible de compenser ce manque à gagner en augmentant encore les impôts.

La réduction des dépenses publiques constitue donc le seul moyen de pallier l'invalidation de quatre des neuf mesures du plan d'austérité.

S'exprimant à la télévision, Passos Coelho a déclaré que la décision de la Cour constitutionnelle constituait "des obstacles et des risques sérieux" pour l'exécution du budget cette année et en 2014.

Mais il a réaffirmé dans le même temps l'engagement de son gouvernement à mettre en oeuvre le programme d'ajustement des finances publiques et de l'économie portugaise dans le cadre du plan de renflouement de 78 milliards d'euros négocié avec l'UE et le FMI en 2011.

"Nous n'hésiterons pas", a-t-il dit. "Notre gouvernement est lié par tous les objectifs de ce programme."

Lisbonne s'est engagé à ramener son déficit public de 6,4% du PIB en 2012 à 5,5% cette année.   Suite...

 
Le Premier ministre du Portugal, Pedro Passos Coelho, a demandé dimanche à ses ministres de réduire les dépenses publiques pour compenser l'invalidation par la Cour constitutionnelle de plusieurs mesures de son plan d'austérité et remplir ses objectifs budgétaires. /Photo prise le 7 avril 2013/REUTERS/Jose Manuel Ribeiro