La France vise 1,2% de croissance en 2014, 2% en 2015

dimanche 7 avril 2013 16h43
 

PARIS (Reuters) - Le gouvernement français vise une croissance économique de 1,2% en 2014 et 2% en 2015, a confirmé dimanche Pierre Moscovici, qui transmettra à Bruxelles des prévisions macroéconomiques finalement en ligne avec celles de la Commission européenne.

Le gouvernement doit communiquer ses prévisions dans les prochains jours au Haut conseil des finances publiques (HCFP), nouvelle instance créée pour prévenir tout dérapage des comptes publics.

Le HCFP rendra son avis le 15 avril avant la transmission au Parlement du programme de stabilité révisé pour la période 2013-2017 dans lequel le gouvernement doit indiquer comment il compte s'y prendre pour respecter ses objectifs de baisses des déficits publics dans un environnement économique dégradé.

"Les chiffres que nous allons envoyer au conseil des finances publiques sont en vérité ceux de la Commission", a déclaré Pierre Moscovici dans le cadre du "Grand Rendez-Vous" Europe1/i>télé/Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Ces chiffres, a-t-il jugé, sont "une estimation prudente, une estimation réaliste".

Pour 2013, le ministre de l'Economie et des Finances a confirmé que le gouvernement tablait désormais sur 0,1% de croissance (contre 0,8% précédemment) mais qu'il espérait dépasser cette perspective.

"Je pense qu'il faut partir sur ce chiffre-là, on pourrait dire un peu plus", a-t-il précisé. "Le gouvernement travaille à ce que les perspectives soient dépassées".

"Pour 2014, a-t-il indiqué, je dis à ce stade (...) 1,2%". Le gouvernement prévoyait auparavant 2% de croissance.

"C'est le chiffre qui est donné pour la zone euro, c'est le chiffre qui est donné pour la France, et je crois que ça correspond en effet à ce que nous pouvons faire pour le moins", a-t-il expliqué.   Suite...

 
Le gouvernement français, qui table sur une croissance économique de 0,1% en 2013 mais "espère plus", prévoit une embellie les deux années suivantes, avec 1,2% de croissance en 2014 et 2% en 2015, en ligne avec la Commission européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Yves Herman