Versace est ouvert à des investisseurs extérieurs

jeudi 4 avril 2013 18h10
 

MILAN (Reuters) - La maison italienne de haute couture Versace est prête à céder une partie de la société à des investisseurs extérieurs afin de financer son développement sur des marchés étrangers comme l'Asie, a dit jeudi l'administrateur délégué Gian Giacomo Ferraris.

Mais il a ajouté que Versace ne discutait avec aucun investisseur potentiel à l'heure actuelle.

Fondé en 1978 par Gianni Versace, le groupe fait face à la même problématique que Missoni, Roberto Cavalli et Giorgio Armani: maintenir le groupe dans le giron familial ou renoncer à une partie du contrôle afin de réaliser les investissements nécessaires au rattrapage des concurrents ayant opté pour cette solution.

L'Italie, dont l'économie repose beaucoup sur des entreprises familiales, n'a pas réussi à créer des conglomérats sur le modèle des français LVMH et PPR.

"La famille est désormais consciente que nous devons saisir l'opportunité et financer notre croissance", a déclaré Gian Giacomo Ferraris lors d'un entretien accordé à Reuters.

Mais des soucis relatifs à la valorisation du groupe et à son contrôle exercé par Donatella Versace, sa fille Allegra âgée de 26 ans et son frère Santo, ont retardé la mue du groupe, selon des sources proches du dossier.

Allegra a hérité à l'âge de 11 ans de 50% des parts du groupe qui appartenaient à son oncle et a rejoint le conseil d'administration en 2011. Son droit de regard serait primordial dans l'optique d'un accord. Sa mère Donatella est propriétaire de 20% et son frère des 30% restants.

"Nous nous demandons à quelle vitesse nous irions si au lieu d'une Mercedes nous possédions une Ferrari", a ajouté l'administrateur délégué.

Gian Giacomo Ferraris a également déclaré que le groupe n'avait fixé aucune date butoir pour un accord et pouvait atteindre ses objectifs de croissance sans aide extérieure.   Suite...

 
La maison italienne de haute couture Versace est prête à céder une partie de la société à des investisseurs extérieurs afin de financer son développement sur des marchés étrangers comme l'Asie, a dit jeudi l'administrateur délégué Gian Giacomo Ferraris. /Photo d'archives/REUTERS/Jason Lee