Ankara dit ne pas avoir pris de décision sur la centrale à Sinop

jeudi 4 avril 2013 14h28
 

TOKYO/ANKARA (Reuters) - Le français Areva et le japonais Mitsubishi Heavy ont emporté le contrat pour la construction de la deuxième centrale nucléaire turque, à Sinop sur les bords de la mer Noire, écrit jeudi le quotidien japonais Nikkei.

Le ministère turc de l'Energie a informé le gouvernement japonais et les dirigeants des groupes de l'attribution de ce projet, dont le coût est évalué à quelque 22 milliards de dollars (17 milliards d'euros), ajoute le journal, qui cite des sources turques et japonaises.

Taner Yildiz, ministre de l'Energie turc, a toutefois dit à Reuters qu'aucune décision n'avait encore été prise en la matière.

"Quand l'appel d'offres sera terminé, nous déciderons qui construira la centrale (...)", a-t-il précisé.

Le site, dont la construction devrait commencer en 2017 pour une entrée en service du premier réacteur en 2023, sera exploité par le français GDF Suez, toujours selon le quotidien japonais.

A la Bourse de Paris, l'action Areva gagnait 7,86% à 12,35 euros vers 12h30 après l'information du Nikkei, que ni Areva, ni Mitsubishi Heavy n'ont commenté dans l'immédiat.

Chez GDF Suez, un porte-parole a dit qu'il n'était pas en mesure de commenter l'information. L'action GDF Suez prenait près de 2% alors que l'indice regroupant les "utilities" européennes gagnait 0,96%.

Le projet de centrale nucléaire à Sinop porte sur la construction de quatre réacteurs d'une capacité totale de 4,5 gigawatts.

Selon l'article de Nikkei, Ankara a proposé à Tokyo d'organiser un sommet début mai entre le Premier ministre japonais Shinzo Abe et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, à l'issue duquel devrait être officiellement annoncée la décision d'attribuer la construction de la deuxième centrale turque au tandem Areva-Mitsubishi.   Suite...

 
Areva et le japonais Mitsubishi Heavy ont emporté le contrat de construction de la deuxième centrale nucléaire turque, un site qui doit coûter 22 milliards de dollars (17 milliards d'euros), selon le quotidien Nikkei, qui cite des sources turques et japonaises. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau