Le gouvernement japonais approuve la réforme de l'électricité

mercredi 3 avril 2013 16h47
 

TOKYO (Reuters) - Le gouvernement japonais a validé mardi un plan ambitieux ayant pour objectif de casser les monopoles régionaux exercés par les fournisseurs d'électricité, deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Ce plan, qui entend séparer la production et les opérations de transmission, a pour but de créer un réseau national et de dérèglementer les prix de l'électricité au Japon.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe poursuit une politique active de réforme afin de déréguler l'économie japonaise et relancer une croissance amorphe depuis l'éclatement d'une bulle spéculative dans les années 90.

Il devra probablement faire face à la résistance des groupes exerçant un monopole sur le marché de l'énergie tels que Tokyo Electric Power et Kansai Electric Power.

Sociétés de services aux collectivités, bureaucrates et hommes politiques défendent depuis toujours le modèle japonais fondé sur des monopoles régionaux, propriétaires à la fois des centrales et des réseaux de transmission, mettant en avant la stabilité de la distribution d'électricité qu'il permettrait.

Cet argument a été mis à mal avec la pénurie qui a touché le pays en 2011, après le tremblement de terre et le tsunami à l'origine du plus grave accident nucléaire des 25 dernières années, dont l'épicentre était la centrale Fukushima Daiichi de Tokyo Electric.

Ce plan sera mis en place lors de trois phases successives.

En premier lieu, un réseau électrique national sera instauré à partir de 2015, les monopoles régionaux pouvant alors distribuer au-delà de leurs territoires sous la supervision d'un organisme indépendant.

L'objectif de cette première étape est également de développer les énergies éolienne et solaire.   Suite...

 
Le gouvernement japonais a validé un plan ambitieux ayant pour objectif de casser les monopoles régionaux exercés par les fournisseurs d'électricité, deux ans après la catastrophe nucléaire de Fukushima. /Photo d'archives/REUTERS/Issei Kato