Accord conclu à Chypre et départ du ministre des Finances

mardi 2 avril 2013 17h27
 

NICOSIE (Reuters) - Michael Sarris, le ministre chypriote des Finances, a conclu mardi les discussions entre Nicosie et ses bailleurs de fonds internationaux sur les conditions d'un plan de sauvetage de dix milliards d'euros, et a démissionné dans la foulée.

Harris Georgiades, jusqu'à présent ministre du Travail et vice-ministre des Finances, a immédiatement été nommé en remplacement de Michael Sarris.

Le ministre sortant des Finances a expliqué qu'il avait atteint son principal objectif, c'est-à-dire la conclusion d'un accord avec la "troïka" composée par la Commission européenne, la Banque centrale européenne (BCE) et le Fonds monétaire international (FMI).

Michael Sarris, qui était en poste depuis le 28 février et avait déjà dirigé le ministère des Finances entre 2005 et 2008, a en outre rappelé qu'il était comme d'autres l'objet d'une enquête destinée à établir les responsabilités politiques, civiles et pénales de l'effondrement du système bancaire de l'île, et que sa démission était donc logique.

Le président chypriote Nicos Anastasiades a nommé mardi trois anciens juges de la Cour suprême à la tête de cette enquête.

Michael Sarris s'était déplacé à Moscou le mois dernier pour négocier une aide russe mais en vain et Chypre a fini par accepter le 25 mars d'imposer une lourde contribution aux dépôts en échange du plan d'aide de la troïka, dont le premier versement doit avoir lieu début mai.

Chypre a par ailleurs allégé mardi son contrôle des capitaux en relevant le plafond des transactions financières qui ne nécessitent pas l'approbation de la banque centrale de 5.000 à 25.000 euros.

INTÉRÊT DE 2,5%

Le gouvernement maintient en revanche la plupart des autres restrictions mises en place à la réouverture des banques du pays jeudi, parmi lesquelles la limitation à 300 euros des retraits quotidiens d'espèces et le plafonnement à 1.000 euros de la somme que les particuliers peuvent emporter à l'étranger.   Suite...

 
Michael Sarris, le ministre chypriote des Finances, a conclu mardi les discussions entre Nicosie et ses bailleurs de fonds internationaux sur les conditions d'un plan de sauvetage de dix milliards d'euros, et a démissionné dans la foulée. /Photo prise le 2 avril 2013/REUTERS/Eric Vidal