Wendel privilégie l'investissement dans le non coté

jeudi 28 mars 2013 16h49
 

par Matthieu Protard

PARIS (Reuters) - La société d'investissement Wendel, dont les comptes ont été pénalisés en 2012 par plus de 400 millions d'euros de dépréciation sur sa participation dans Saint-Gobain, n'investira plus dans les entreprises cotées en Bourse au cours des prochaines années.

La holding financière a aussi annoncé jeudi à l'occasion de ses résultats annuels le départ d'Ernest-Antoine Seillière, le président de son conseil de surveillance, qui, à 75 ans, deviendra président d'honneur du groupe.

Wendel, présente au capital d'entreprises comme Bureau Veritas (50,9% du capital) ou Legrand (5,5%), a aussi fait savoir qu'elle était prête à investir 2 milliards d'euros au cours des quatre prochaines années.

"Notre priorité absolue est d'investir dans des sociétés non cotées. Nous avons aujourd'hui beaucoup de sociétés cotées dans notre portefeuille", a déclaré Frédéric Lemoine, le président du directoire, lors d'une conférence de presse.

"Notre stratégie pour les prochaines années n'est pas de prendre des participations dans des sociétés cotées. Nous l'excluons. Le seul cas de figure que nous pourrions envisager serait de retirer de la cote une société."

Wendel évalue à environ 10% la part des entreprises non cotées dans son portefeuille. Elle a ainsi investi en fin d'année dernière dans le groupe africain HIS Holding, spécialisé dans les infrastructures de télécommunications.

Interrogé sur l'avenir de la participation dans Legrand, Wendel a rappelé qu'elle n'avait pas vocation à rester au capital du spécialiste des infrastructures électriques et numériques du bâtiment, sans toutefois avancer de calendrier précis pour son désengagement.

"A l'horizon de quelques années, nous ne serons plus au capital de Legrand. C'est une magnifique société mais on ne peut pas être partout. Il a fallu qu'on fasse des choix, notamment pour se désendetter", a expliqué Frédéric Lemoine.   Suite...