Les banques chypriotes restent fermées, les marchés se calment

mardi 26 mars 2013 10h42
 

par Michele Kambas et Karolina Tagaris

NICOSIE (Reuters) - Toutes les banques de Chypre étaient fermées mardi pour le 11e jour consécutif et leur réouverture, prévue jeudi, sera encadrée par un strict contrôle des mouvements de fonds pour éviter une fuite des capitaux et une panique des épargnants après l'accord sur le renflouement du pays.

Celui prévoit en effet la fermeture définitive de Cyprus Popular Bank, avec à la clé une lourde taxation des dépôts non-garantis, c'est à dire supérieurs à 100.000 euros, pour payer les dettes et renforcer les fonds propres.

Le ministre des Finances, Michael Sarris, a déclaré mardi que les plus gros clients des banques pourraient perdre environ 40% de leurs dépôts.

Le président de la République, Nicos Anastasiades, a reconnu lundi soir à son retour à Nicosie que l'accord était "douloureux" mais assuré qu'il s'agissait du meilleur compromis possible dans les circonstances actuelles.

La banque centrale chypriote, elle, a annoncé en fin de soirée que les banques resteraient fermées deux jours de plus, alors que certaines d'entre elles étaient censées rouvrir dès ce mardi.

Les conditions exactes de l'encadrement des mouvements de capitaux - "très temporaire" selon Nicos Anastasiades - ne sont pas encore clairement définies.

Mais il est certain qu'elles iront à l'encontre du principe de libre circulation en vigueur dans l'Union européenne, une entorse nécessaire pour éviter un éventuel mouvement de panique et de ruée sur les guichets bancaires, qui ajouterait encore aux difficultés du pays.

Le plan adopté à Bruxelles dans la nuit de dimanche à lundi prévoit, dans le cadre du démantèlement de Cyprus Popular Bank (Laiki), le transfert à Bank of Cyprus des dépôts inférieurs à 100.000 euros et le confinement des actifs non-garantis dans une "bad bank".   Suite...

 
A Nicosie, lundi. Les banques chypriotes restent fermées ce mardi pour le 11e jour consécutif et leur réouverture, prévue jeudi, sera encadrée par un strict contrôle des mouvements de fonds afin d'éviter une fuite des capitaux et une panique des épargnants après l'accord sur le renflouement du pays. /Photo prise le 25 mars 2013/REUTERS/Yorgos Karahalis