Les Bourses européennes clôturent en baisse

lundi 25 mars 2013 18h06
 

PARIS (Reuters) - Le rebond des Bourses européennes après l'accord de dernière minute trouvé entre Chypre et les bailleurs de fonds internationaux a fait long feu lundi, les rumeurs d'une dégradation imminente de la note souveraine de l'Italie par l'agence Moody's et un regain d'incertitudes sur le secteur bancaire européen provoquant un décrochage des valeurs bancaires européennes, de la Bourse de Milan et, dans leur sillage, de l'ensemble des marchés actions y compris Wall Street.

Bien orientées jusqu'en début d'après-midi les Bourses européennes se sont retournées puis ont aggravé leurs pertes. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 1,12% (42,31 points) à 3.727,98 points. Le Footsie britannique a cédé 0,22% et le Dax allemand 0,51%, tandis que l'indice EuroStoxx 50 reculait de 1,21%.

La Bourse de Milan a dévissé de 2,50% et celle de Madrid de 2,27%.

Après une ouverture en légère hausse, Wall Street, où les indices phares continuent de tutoyer leurs sommets de pré-crise, a aussi cédé du terrain. L'indice Dow Jones abandonnait 0,5% à 16h50 GMT.

Les craintes que les modalités du plan de sauvetage de Chypre comprenant une taxation de certains dépôts ne constitue un précédent pour la résolution des difficultés bancaires dans la zone euro ont pesé sur le secteur. L'indice Stoxx des banques de la zone euro a ainsi terminé la séance en recul de 1,77%.

"C'est toute la confiance dans le système bancaire qui est affectée. Le plan de sauvetage chypriote n'est pas vraiment une bonne nouvelle car si l'on a évité la sortie d'un membre de la zone euro, on est encore une fois confronté à une situation difficile pour les banques avec des déposants qui sont taxés et deux banques qui sont sacrifiées", commente Andrea Tueni, analyste de marchés chez Saxo Banque.

Le plan de sauvetage élaboré pour Chypre représente un nouveau cadre de résolution des difficultés bancaires dans la zone euro et d'autres pays pourraient devoir restructurer leur secteur bancaire, a déclaré dans un entretien à Reuters et au Financial Times Jeroen Dijsselbloem, le président de l'Eurogroupe.

"Cela crée un dangereux précédent. L'Europe a montré qu'elle pouvait toucher au capital pour sauver un pays en difficulté", ajoute Andrea Tueni, soulignant également que le plan chypriote a été imposé et n'est pas passé par le vote du Parlement, bafouant ainsi une nouvelle fois les traités européens.

Les valeurs européennes ont aussi été pénalisées par les rumeurs persistantes d'une dégradation imminente de la dette souveraine de l'Italie par l'agence Moody's.   Suite...

 
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES