Chypre s'attend à une réunion "très difficile" de l'Eurogroupe

dimanche 24 mars 2013 22h40
 

Répétition avec report du début de réunion.

par Michele Kambas et Karolina Tagaris

NICOSIE (Reuters) - La tâche qui attend le président chypriote Nicos Anastasiades s'annonçait "très difficile" ce dimanche soir à Bruxelles lors de la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe pour sauver son pays de la faillite.

Anastasiades devait avoir des entretiens avec les représentants de la "troïka" (Banque centrale européenne, Fonds monétaire international et Union européenne) avant que ne débute un nouveau round de négociations avec les ministres de la zone euro, un premier temps annoncé à 17H00 GMT puis repoussé de deux heures.

Les discussions se sont poursuivies tard dans la nuit de samedi à dimanche à Nicosie pour tenter de trouver une solution avant qu'entre en vigueur l'ultimatum de la BCE, qui menace de ne plus assurer les liquidités des banques chypriotes à partir de lundi matin.

Dans un communiqué, le gouvernement chypriote a reconnu, à l'approche de l'échéance, que les négociations se trouvaient dans "une phase très délicate".

Le président et son équipe ont "une tâche très difficile à accomplir pour sauver l'économie chypriote et éviter un défaut de paiement s'il n'y a pas d'accord définitif sur un prêt", a déclaré un porte-parole du gouvernement.

Avant même de s'envoler pour Bruxelles, Anastasiades, au pouvoir depuis à peine un mois, savait à quoi s'attendre lors de ce nouveau tour de table.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Olli Rehn a en effet prévenu qu'il n'y avait plus désormais pour Chypre de solution idéale et qu'il "ne restait que des choix difficiles" à accomplir.   Suite...

 
Le ministre des Finances français Pierre Moscovici à son arrivée à Bruxelles. La tâche qui attend le président chypriote Nicos Anastasiades s'annonce "très difficile" ce dimanche soir à Bruxelles lors de la réunion des ministres des Finances de l'Eurogroupe pour sauver son pays de la faillite. /Photo prise le 24 mars 2013/REUTERS/Sébastien Pirlet